Réforme fiscale : la CGT accuse le gouvernement “de prendre aux pauvres pour donner aux riches”

500px-Bernard_Thibault-19-03-09Le Conseil des ministres a arrêté ses derniers ajustements concernant la suppression du bouclier fiscal et l’allègement de l’Impôt Sur la Fortune (ISF). Le Gouvernement confirme la suppression du bouclier fiscal.

Pour le syndicat CT, le gouvernement “prend aux pauvres pour donner aux riches”. “Cela acte l’échec de ce choix aberrant, mesure phare du quinquennat Sarkozy et de sa conception « du travailler plus, pour gagner plus »” indique mercredi un communiqué de la centrale syndicale..

“Pour autant” précise t on à la CGT, “la philosophie du Chef de l’Etat et du gouvernement reste la même : réduire la pression fiscale sur les riches. En effet, en conditionnant la suppression du bouclier fiscal à l’aménagement de l’ISF, il réalise une tour de prestidigitation fiscale, qui consiste à leur donner d’une main ce que l’on prend de l’autre”.

“Encore des cadeaux pour ceux possédant un patrimoine supérieur à 3 millions d’euros, par une moindre progressivité de l’impôt sur la fortune, logique qui prédomine déjà pour l’impôt sur le revenu. Au bout du compte, aux dires de Christine Lagarde, 500 000 contribuables de l’ISF seront exonérés grâce à cette réforme, une nouvelle fois injuste socialement et inefficace économiquement” estiment les proches de Bernard Thibault.

“Encore un désengagement des plus riches au détriment de l’intérêt général, c’est, en effet, une réforme dont le coût est estimé par la CGT à environ 1,5 milliards d’euros : manque à gagner pour les finances publiques. Dans le même temps” souligne t on chez la CGT :
“Le Président de la République tente de leurrer les salariés avec l’annonce d’une hypothétique prime de 1000 euros destinée à masquer l’impact de réforme fiscale ; Laurent Wauquiez stigmatise les demandeurs d’emploi, bénéficiaires du RSA, que la politique du gouvernement enfonce chaque jour un peu plus dans la misère et la précarité, en suggérant de les obliger à travailler gratuitement ; Le Gouvernement reste sourd aux revendications légitimes des salariés réclamant une augmentation du SMIC, une revalorisation générale des salaires et la reconnaissance de leurs qualifications ; Il refuse d’obliger le Patronat à négocier l’égalité salariale entre les femmes et les hommes”.

Photo CC/Siren-Com : Bernard Thibault leader de la CGT

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