Egypte : la révolution relance la nécessité du processus de paix entre Israël et Palestine

Les développements récents en Égypte et ailleurs dans la région soulignent la nécessité pour Israël et les Palestiniens de reprendre immédiatement les pourparlers de paix, ont indiqué samedi les membres du Quatuor pour la paix au Proche Orient, après une rencontre en marge de la 47ème Conférence sur la sécurité de Munich, en Allemagne.

Dans une déclaration commune, l’ONU, les Etats-Unis, l’Union européenne et la Russie prennent notent « de l’évolution dramatique en Egypte et ailleurs dans la région ces derniers jours » et réaffirment « que les négociations devraient conduire à un résultat mettant fin à l’occupation qui a commencé en 1967 et apportant une solution à toutes les questions relatives au statut permanent, afin de mettre fin au conflit et de parvenir à une solution à deux Etats ».

« Compte tenu de l’évolution au Moyen-Orient, le Quartet exprime sa conviction qu’un nouveau retard dans la reprise des négociations serait préjudiciable aux perspectives de paix et à la sécurité de la région », poursuivent-ils, avant de souligner « la nécessité pour les parties d’entreprendre d’urgence les efforts nécessaires pour aboutir à une paix israélo-palestinien et une paix globale israélo-arabe ».

En attendant sa prochaine rencontre fixée à la mi-mars, le Quatuor précise qu’il « cherchera à travers ses envoyés à se réunir séparément avec les négociateurs israéliens et palestiniens à Bruxelles, ainsi qu’avec le Comité de l’Initiative de paix arabe ». « Dans ses discussions avec les parties, le Quatuor entend écouter sérieusement leur point de vue sur la manière de relancer les négociations sur toutes les questions fondamentales, y compris celles des frontières et de la sécurité », ajoute le communiqué.

S’ils saluent « le leadership du Président Abbas de l’Autorité palestinienne pour ses efforts de construction d’un Etat », qu’ils se félicitent également « de l’ensemble des mesures annoncées par le Premier ministre Netanyahu pour la Cisjordanie et Gaza », les quatre membres du Quatuor déplorent toutefois « la fin du moratoire israélien de dix mois sur le gel des activités de colonisation » et réaffirment « avec force que les actions unilatérales de l’une des parties ne peut pas préjuger du résultat des négociations et ne sera pas reconnu par la communauté internationale ».

Relancées par les Etats-Unis en septembre dernier, les négociations se sont enlisées après le refus d’Israël, fin septembre, de proroger le moratoire sur le gel de la colonistaion au delà de 10 mois. Ce refus à justifié le retrait du Président palestinien Mahmoud Abbas des pourparlers directs avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

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