Liban-Assassinat de Rafic Hariri : l’ONU demande au nouveau gouvernement de collaborer

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a encouragé vendredi le gouvernement libanais nouvellement désigné à coopérer avec le Tribunal spécial de l’ONU mis en place pour juger les responsables des assassinats de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri et de 22 autres personnes en 2005.

le fils de Rafic Hariri, Saad

« J’ai indiqué à plusieurs reprises la position de l’ONU : il s’agit d’un système et d’un processus de justice internationale indépendants. Aucun individu, aucun pays ne devrait entraver ou empêcher la procédure de justice en cours », a-t-il dit lors d’une conférence de presse, en marge du Forum économique mondial de Davos, en Suisse.

Le précédent gouvernement libanais, dirigé par le fils de Rafic Hariri, Saad, s’est effondré à la mi-janvier, après les démissions de onze ministres du Hezbollah, qui demandaient la fin de toute coopération avec le Tribunal spécial, sur le point, selon la presse, de mettre en cause des membres de la milice chiite libanaise.

« J’ai été très préoccupé par cette politisation du tribunal spécial. J’espère que le peuple libanais et le gouvernement seront en mesure de restaurer la stabilité politique et progresserons dans le développement économique, social et politique, pendant que la procédure de justice progresse aussi », a insisté le chef de l’ONU devant les journalistes.

En début de semaine, le Président libanais Michel Sleiman a demandé à Najib Mikati, qui a le soutien du Hezbollah, de former un nouveau gouvernement de coalition.

Vendredi, le Coordonnateur spécial de l’ONU pour le Liban, Michael Williams, a rencontré Najib Mikati à Beyrouth. Il s’est dit « sûr que le nouveau gouvernement, quand il aura été formé, saura maintenir de bonnes relations avec l’organisation et respecter pleinement ses obligations ».

Après cet entretien, le diplomate onusien a également précisé que Najib Mikati avait exprimé son ferme soutien à la résolution 1701 du Conseil de sécurité, qui a mis fin à une guerre d’un mois entre Israël et le Hezbollah en 2006, appelle au respect de la Ligne bleue qui sépare Israël et le Liban, au désarmement de toutes les milices au Liban, ainsi qu’à la fin de la contrebande d’armes dans la région.

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