L’ONU achemine de l’aide humanitaire en Côte d’Ivoire

Les agences de l’ONU déploient l’aide humanitaire en Côte d’Ivoire alors que le pays est toujours plongé dans une crise politique à l’issue du second tour de l’;élection présidentielle qui opposait fin novembre le président sortant Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara.

Le Fonds des Nations pour l’;enfance (UNICEF) a fourni des vivres et de la nourriture thérapeutique pour traiter environ 14.000 enfants qui souffrent de malnutrition modérée et 6.700 autres touchés par la malnutrition sévère.

Le Haut commissariat pour les refugiés (HCR) est en train d’;établir un camp pour accueillir les 18.000 Ivoiriens qui ont fui leur pays vers le Libéria. L’;agence onusienne va également déployer du personnel supplémentaire pour renforcer son équipe d’;intervention d’;urgence au Libéria.

Ce personnel sera essentiel destiné à l’;établissement du nouveau camp près de la ville frontalière de Saclapea dans le Comté de Nimba, où les réfugiés sont actuellement accueillis. En cas de besoin le HCR a prédispositionné de l’;aide humanitaire d’;urgence afin d’;assister 30.000 Ivoiriens si la crise s’;aggravait.

Le Programme alimentaire mondial (PAM) a pour sa part acheminé cinq tonnes de biscuits énergétiques pour nourrir les populations réfugiées à Saclapea. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) continue de fournir des kits médicaux dans les zones frontalières où les Ivoiriens se sont installés.

Un petit nombre de demandeurs d’asiles Ivoiriens ont été enregistrés au Mali, au Burkina-Faso et au Ghana où ils ont été pris en charge par le HCR. Le Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA) est sur le point de rendre public un Plan humanitaire d’;urgence d’;ici le 7 janvier prochain.

Selon la presse, Laurent Gbagbo aurait accepté mardi de négocier une issue pacifique à la crise à l’issue de la mission des médiateurs de l’Union africaine (UA) et de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) qui s’est déroulée lundi à Abidjan. Ouattara, président reconnu par la communauté internationale, a quant à lui opposé une fin de non recevoir à toute rencontre.

Vendredi dernier, dans une lettre adressée à Laurent Gbagbo et plusieurs personnalités de son entourage, la Haute Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Navi Pillay, a rappelé qu’ils seront « tenus personnellement responsables des violations des droits de l’homme résultant de leurs actions ou omissions, conformément au droit international ».

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