Partage du temps de travail, Manuel Valls est il encore de gauche ?

vallsInvité de la première émission politique de l’année sur Europe 1, le député maire d’Evry Manuel Valls, a lancé un pavé dans la mare de la gauche dimanche matin. L’onde de choc, très calculée, lui assure en ce début de semaine, de nombreux articles et une vague de protestations dans son propre parti.

Valls en affirmant qu’il fallait revenir sur les 35 heures inventés par Dominique Strauss Kahn et mis en ouvre par Martine Aubry et Lionel Jospin a décidé de mettre un pied au delà de la ligne de séparation entre la droite et la gauche.

Manuel Valls peut il encore être classé à gauche ?

Dans une période de fort chômage Manuel Valls, met à terre un dogme de son parti en excluant tout idée de partage du temps travail pour faire sienne une idée de Nicolas Sarkozy. “Travailler plus pour gagner plus”. Un dérapage contrôlé. Dans une heure d’émission, Valls a présenté et soutenu toutes les idées de son parti. 30 secondes d’exception pour sa position sur les 35 heures.  Une petite phrase ? Plutôt un positionnement politique à l’aide droite du PS. Un créneau jadis occupé par un certain Jean Marie Bockel.

Si la première secrétaire du PS Martine Aubry n’a pas encore réagi, c’est l’aile gauche du parti, représentée par Henri Emmanuelli et Benoît Hamon qui lancé le rappel à l’ordre.

Photo Toulouse7.com Manuel Valls invité de Jean Michel Apathie sur RTL

1 Commentaire

  1. Le PS est une coquille vide d’un point de vue intellectuel, où tout et son contraire peut s’afficher, et où des réunions de conciliation arrivent à mettre ces opinions divergentes dans le même texte. C’est ce qui est appelé pompeusement la synthèse, la machine à mélanger le chaud et le froid pour fabriquer du tiède.
    Le péché originel du PS est de s’appuyer sur une mécanique gauche, rassembler les travailleurs en bas de la pyramide sociale pour les opposer à ceux d’en haut, en jouant l’effet de masse. Malheureusement, les progrès de l’informatisation, de la mécanisation et de la robotisation, en plus de la délocalisation, ont fait disparaitre la masse ouvrière, la remplaçant par des demandeurs d’emploi. Il aurait fallut une rupture radicale, juger du social en englobant le citoyen, le PS s’en est montré incapable. Il va donc suivre l’évolution du PC, perdre toute crédibilité, et petit à petit, fondre comme neige au soleil.

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