“en phase orange sur la plan sécuritaire” en Côte d’Ivoire

Le Représentant de l’ONU en Côte d’Ivoire, tout en se disant “absolument convaincu” de la victoire de Ouattara à l’élection présidentielle, est ensuite revenu sur un autre volet du processus électoral, celui des « irrégularités » soulevées par le camp du Président Laurent Gbagbo pour justifier la proclamation de sa victoire par le Conseil Constitutionnel ivoirien le 3 décembre 201.

Young-Jin Choi a écarté l’argument « des violences dans le Nord qui auraient empêché les gens de voter ». Il a en effet estimé que « le taux de participation de 81 % ne montre certainement pas qu’il y a eu suffisamment de violences pour que les gens n’aillent pas voter ».

Il a également balayé les réclamations liées à l’absence de signatures des représentants du camp du Président Gbagbo sur certains procès verbaux, en soulignant que l’ONUCI avait « passé en revue tous les procès verbaux dans les départements concernés et éliminé tous ceux ne portant pas la signature des représentants du camp du Président Gbagbo », avant d’arriver à la conclusion que même après cette démarche, « le résultat n’était pas altéré de manière significative ».

Pour conclure, Young-Jin Choi a rappelé que la Côte d’Ivoire était le premier pays d’Afrique à avoir « demandé à l’ONU de jouer le rôle de certificateur, suite à l’Accord de Pretoria de 2005 ».

« Les Nations Unies n’ont pas sollicité une telle responsabilité, ce sont les dirigeants ivoiriens qui l’ont demandée. C’est une responsabilité solennelle de l’ONU envers le peuple ivoirien, qui a droit à la paix, la stabilité, la prospérité et au respect de sa volonté », a-t-il insisté.

Interrogé par un journaliste sur l’évacuation du personnel non essentiel de l’ONUCI -460 personnes sur 10.000-, annoncé mardi, le Représentant spécial a indiqué que l’ONU « poursuivait sa mission et son travail avec 95% de son personnel militaire, civil et de la police resté sur place ».

« Nous sommes en phase orange sur le plan sécuritaire et dans ce cas, nous avons l’obligation de respecter les mesures qui en découlent. C est dans ce cadre que nous avons évacué une infime partie du personnel non essentiel dans un pays proche, ils regagneront Abidjan, dès que possible », a-t-il précisé.

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