Viols de femmes congolaises expulsées d’Angola, l’ONU veut une enquête

A la suite d’informations collectées faisant état de viols sur des femmes congolaises lors d’expulsions de masse d’Angola vers la République démocratique du Congo (RDC), la Représentante spéciale de l’ONU pour la violence sexuelle dans les conflits, Margot Wallström, a réitéré son appel auprès des deux pays afin d’ouvrir une procédure d’;enquête.

« J’attends des autorités d’Angola et de RDC qu’elles respectent les droits humains et qu’elles mettent en oeuvre tout ce qui est en leur pouvoir pour prévenir que ce type d’abus ne puissent plus survenir lors de prochaines expulsions », a déclaré ce weekend Margot Wallström dans un communiqué de presse.

Selon la presse, plus de 150 Congolais de RDC sont arrivés récemment dans la région de Tembo, dans la province du Bandundu, à 400 km au sud-est de Kinshasa, en provenance d’Angola, après avoir été expulsés par les autorités angolaises. Lors de l’expulsion, deux hommes auraient été tués et 30 femmes violées.

« Alors que nous ne savons pas actuellement exactement où ces présumés viols se sont déroulés et par qui ils auraient été commis, il est de la plus grande importance que ces atrocités présumées soient immédiatement suivies de prêt et que les responsables soient traduits devant les tribunaux des autorités nationales du pays ou des pays concernés », a ajouté la Représentante spéciale.

Elle a souligné qu’une mission inter-agence de l’ONU est actuellement dans la zone afin d’apporter un soutien aux équipes déjà en charge de gérer ce types de violences.

Selon la presse, depuis 2004, plus de 400.000 immigrés illégaux, quasiment tous des Congolais de RDC, ont été expulsés des provinces minières d’Angola dans le cadre d’une opération baptisée ‘Diamant’ et visant à lutter contre le trafic illégal de diamants angolais. En représailles aux expulsions de ses ressortissants menées par Luanda, la RDC avait commencé début octobre 2009 à expulser des Angolais installés sur son territoire. Fin 2009, les présidents congolais Joseph Kabila et angolais Eduardo Dos Santos s’étaient accordés pour suspendre ces mesures.

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