Liban : intimidations contre le Tribunal Spécial de l’affaire Hariri

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a condamné jeudi soir les intimidations contre le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) alors qu’une équipe d’enquêteurs du Bureau du Procureur a été agressée mercredi à Beyrouth, la capitale libanaise, au cours de son travail d’enquête.

Ban Ki-moon a exprimé sa « profonde inquiétude » et a estimé que « de tels actes d’ingérences et d’intimidations sont inacceptables », a fait savoir son porte-parole par communiqué de presse.

« Le Tribunal spécial pour le Liban est un tribunal indépendant établi à la demande du gouvernement libanais, avec un mandat clair défini par le Conseil de sécurité de l’ONU. C’est un instrument important pour découvrir la vérité et mettre un terme à l’impunité », a indiqué le Secrétaire général.
A la demande du gouvernement libanais, le Conseil de sécurité a créé par la résolution 1757 du 30 mai 2007, un Tribunal Spécial pour le Liban dont le mandat est de poursuivre et juger les auteurs et les commanditaires de l’attentat du 14 février 2005 qui a visé et tué à Beyrouth l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri et 22 autres personnes.
Ban Ki-moon a appelé toutes les parties à éviter toute ingérence dans le travail du TSL et à respecter les principes et les standards de la justice internationale. Le Secrétaire général a aussi souligné qu’il était impératif que le Tribunal spécial puisse mener son travail « sans risques et en sécurité ». Le chef de l’ONU a salué les autorités libanaises pour leur réaction rapide en ouvrant une enquête sur l’incident le jour où celui-ci s’est produit.

Selon les informations rapportées par le TSL, le 27 octobre 2010, au matin, deux enquêteurs du Bureau du Procureur accompagnés d’une interprète du tribunal, se trouvaient dans le cabinet d’un médecin à Beyrouth, avec lequel ils avaient prévu une rencontre dans le cadre de l’enquête en cours.
Le processus précédant cette rencontre avait été mené de manière « professionnelle et conformément aux protections juridiques applicables », a fait savoir mardi le TSL par communiqué. La rencontre avec le médecin se déroulait de manière respectueuse. Pendant la discussion, un grand nombre de personnes ont fait brusquement irruption avant d’agresser violemment les enquêteurs et leur interprète. Plusieurs objets appartenant au Bureau du Procureur ont été volés pendant l’agression, a indiqué le TSL dans son communiqué.

1 Commentaire

  1. meme votre article n’est pas innocent car ce n’etait pas un medecin tout court mais une gynecologue et on ne voit pas que pourrait faire une équipe d’enqueteur avec les fiches de ces femmes malades.

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