En Arctique, le changement climatique est plus rapide qu’ailleurs

L’Arctique est en train de connaître l’un des changements environnementaux les plus rapides du monde, s’inquiètent les experts du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), dans un rapport publié mercredi dans le cadre de la Conférence de Nagoya sur la protection de la biodiversité.

« Nous sommes témoins de changements sans précédent en Arctique, qui vont avoir d’importantes conséquences non seulement pour le région elle-même, mais pour le reste du monde », a déclaré le Directeur exécutif du PNUE, Achim Steiner.

Des centaines d’espèces d’oiseaux migrateurs survolent chaque année l’Arctique qui constitue une étape importante du cycle migratoire. Le réchauffement climatique met en danger cette biodiversité notamment par la fonte des glaces qui constitue un véritable danger pour l’ours polaire.

Le rapport, intitulé ‘Protéger la biodiversité de l’Arctique : forces et limites des accords environnementaux’, propose plusieurs mesures afin de sauvegarder la région. Premièrement, la protection de l’Arctique nécessite « un renforcement des investissements de cogestion » et la mise en place d’une « approche globale de coordination ». Le PNUE plaide également en faveur de l’extension des zones protégées spécifiquement « des zones côtières et de l’environnement marin ».

Les experts soulignent aussi le besoin du Conseil de l’Arctique de renforcer ses instruments de régulation. Le Conseil est un organe intergouvernemental composé de huit pays membres : le Canada, le Danemark, la Finlande, l’Islande, la Norvège, la Fédération de Russie, la Suède et les Etats-Unis. L’organe est également ouvert à la société civile notamment aux organisations de défense des peuples autochtones.

Le PNUE plaide pour l’introduction au sein du Conseil de nouveaux membres qui n’ont pas de frontière avec l’Arctique mais qui peuvent contribuer à protéger les espèces migratoires transitant par la région.

Pour les experts du PNUE, les défis que pose la conservation de la biodiversité sont aussi une opportunité pour « renforcer la coopération entre les pays » et pour « réformer la gouvernance environnementale ».

Face à l’augmentation alarmante du nombre d’espèces végétales et animales menacées d’;extinction et à la disparition accélérée des écosystèmes naturels, 15.000 représentants des 193 Etats parties à la Convention de l’ONU sur la diversité biologique sont réunis à Nagoya pour tenter de définir une nouvelle stratégie destinée à endiguer les dommages causés par les activités humaines. Alors que l’ONU célèbre l’Année de la biodiversité, cette conférence doit permettre de définir de nouveaux objectifs de lutte contre la destruction de la biodiversité pour la période 2011-2020 et d’appeler la communauté internationale à trouver les financements nécessaires pour les atteindre.

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