Comment doper l’économie des pays les plus pauvres

Partant du principe que la production plus importante de biens et services plus sophistiqués par un pays permet de créer des emplois mieux rémunérés et d’améliorer sensiblement le niveau de vie des citoyens, la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNCUED) organise en ce moment à Genève, en Suisse, un rencontre destinée à examiner les moyens d’aider les 49 pays de la planète les plus pauvres à améliorer leurs capacités de production.

Intitulée « Renforcement des capacités productives dans les pays les moins avancés (PMA) pour un développement inclusif et durable », cette réunion s’inscrit dans la préparation de la Quatrième Conférence de l’ONU sur les pays les moins avancés (PMA-IV) qui se tiendra en Turquie du 30 mai au 3 juin 2011.

L’organisation de cette réunion ainsi que son thème reflète la volonté de la CNUCED de mettre ses recherches au service des PMA, en leur prodiguant des conseils stratégiques pour réduire plus largement et plus durablement la pauvreté grâce au progrès économiques.

Pour les économistes de la CNUCED, cette initiative est d’autant plus indispensable que la récession mondiale a eu un impact majeur sur les PMA, qui sont aujourd’hui deux fois plus nombreux qu’il y a trente ans.

« Un facteur supplémentaire qui a sans aucun doute contribué à cette situation est le manque d’occasions d’améliorer la spécialisation de leurs économies, d’investir dans les infrastructures et de développer les capacités de recherche scientifiques et technologiques », ajoute la CNUCED dans un communiqué.

Lors de la réunion de Genève, les participants se pencheront sur la manière dont l’accent peut être mis sur le développement des capacités de production dans les politiques nationales des PMA ainsi que dans les mesures de soutien de leurs partenaires internationaux.

Seront donc aussi passées en revue, les politiques et les mesures internationales d’assistance technique et financière existantes et qui sont susceptibles d’aider les PMA à moderniser leurs économies, à renforcer leurs capacités institutionnelles, à mieux tirer profit du commerce mondial de biens et services et à utiliser la science, la technologie et l’innovation (STI) pour le développement économique.

Un domaine fera l’objet d’une attention plus particulière, celui des mesures destinées à renforcer les investissements nationaux et étrangers. Pour la CNUCED, ils conduisent non seulement à créer des emplois, mais aussi à accroître la valeur ajoutée des biens et services produits, ce qui entraine une hausse des salaires, qui se traduit ensuite par une augmentation de la demande nationale, elle-même facteur de développement économique et de création d’emplois.

Depuis longtemps déjà, la CNUCED soutient que des progrès durables ne peuvent pas être réalisés dans les PMA, sans une transformation structurelle de leurs économies, afin que les exportations des biens et services produits -dépendantes de la demande extérieure- soient complétés par la demande intérieure.

La réunion entend enfin contribuer à l’élaboration d’un consensus politique, afin d’entamer une réflexion globale sur une nouvelle génération de mesures de soutien international en faveur des PMA mettant l’accent sur le développement des capacités productives et serait ouverte lors de la Quatrième Conférence de l’ONU sur les PMA, organisée en mai 2011 en Turquie.

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