Plus de 3000 cas de choléra confirmés en Haïti

haitiEn Haïti, l’ONU et ses partenaires ont débuté les distributions de matériel d’urgence dans les zones touchées par une épidémie de choléra, qui a fait jusqu’à maintenant plus de 250 morts, a indiqué lundi le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

Plus de 3.000 cas de choléra ont été confirmés. « Le nombre de nouveaux cas signalés est en train de diminuer », a toutefois précisé OCHA. « L’ONU a acheminé par voie aérienne des sacs de chlore afin de purifier les systèmes d’eaux dans les zones affectées. Des mesures sont également prises pour répondre à une éventuelle épidémie à Port-au-Prince, la capitale et dans d’autres parties du pays ».

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le ministère haïtien de la santé ont également confirmé la présence de cinq cas de choléra dans la capitale haïtienne. La majorité des cas sont pour l’instant concentrés dans la région d’Artibonite, une zone qui n’a pas été touchée par le tremblement de terre du 12 janvier dernier. C’est pourquoi, OCHA estime que cette épidémie n’a pas de relation avec le séisme.

A ce jour, environ 35% des populations situées dans les zones touchées ont reçu du matériel d’urgence. Du savon, des tablettes de purification de l’eau et des sachets de sels de réhydratation, qui constituent les principales mesures d’hygiène de prévention de la maladie, vont être distribués à plus de 88.000 familles qui vivent dans les zones affectées. Selon OCHA, Haïti n’avait pas connu de cas de choléra depuis près de 40 ans.

Le choléra est une infection intestinale aiguë due à l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés. La durée d’incubation est courte, de moins d’un jour à cinq jours. Le bacille provoque des diarrhées pouvant aboutir rapidement à une déshydratation sévère et à la mort du sujet si le traitement n’est pas administré rapidement. La plupart des patients présentent aussi des vomissements.
L’OMS estime qu’à l’échelle mondiale, le choléra reste toujours une menace et il est l’un des principaux indicateurs du développement social.

Photo : Toulouse7.com capture d’écran Google Maps : Häiti et les Caraïbes

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