Affrontements mortels en Guinée, élections en Côte d’Ivoire

La Cote d’Ivoire attend depuis de nombreuses années la tenue des élections présidentielles maintes fois renvoyées depuis 2005. En Guinée il faut succéder rapidement au défunt président Lansana Conté et à la dictature militaire.

Selon la presse, au moins deux partisans de Cellou Dalein Diallo, un des deux candidats au 2e tour de la présidentielle prévu dimanche en Guinée, ont été tués mardi par les forces de l’ordre à Conakry

Dans les deux pays on semble et surtout on espère enfin voir le bout du tunnel. La tenue des élections présidentielles en Cote d’Ivoire est prévue pour le 31 octobre prochain. La campagne bat son plein depuis le 15 octobre, les candidats sont connus, d’abord le président sortant Laurent Gbagbo président de la République depuis 2000 est candidat à sa succession. Il aura face à lui deux poids lourds de la politique ivoirienne, Alassane Dramane Ouattara figure historique et ancien premier ministre d’Houphouët-Boigny et Henri Konan Bédié ancien président de la République entre 1993 et 1999.

Au final les ivoiriens devront choisir leur président parmi les 14 candidats officiels. Le premier ministre Guillaume Soro a appelé le 4 octobre dernier les candidats mais aussi la population ivoirienne à faire en sorte qu’il n’y ait pas de violence ni d’incident au soir du 31 octobre. Mais on apprend par RFI que le cortège d’Alassane Ouattara a été attaqué le 18 octobre par des individus animés de mauvaises intentions, conséquence un gendarme et un journaliste blessés. Le site de Radio France International cite pour source l’intelligent Jeune Afrique. Notons que la communauté internationale a envoyée des émissaires afin d’observer le scrutin.
Du côté de son voisin Guinéen ce n’est guère mieux. Depuis la mort du général Lansana Conté en octobre 2008, la République de Guinée traverse des périodes de trouble plus qu’inquiétante. Le coup d’état du capitaine Dadis Camara en décembre 2008 n’a rien arrangé. Depuis décembre 2009 le très discret neveu de Lansana Conté, le général Sékouba Konaté est le président de la République par intérim. Il tente tant bien que mal à organiser le processus électoral, il ne s’est d’ailleurs pas présenté à cette élection dont le second tour qui doit se tenir le 24 octobre semble déjà menacé.

Deux candidats se sont distingués lors du 1er tour du scrutin. Cellou Dalein Diallo et Alpha Condé les deux finalistes se livrent une bataille sans merci pour le control de la commission électorale nationale indépendante (Ceni). Et cette lutte entraine de nombreux incidents depuis le début des élections. On apprend que le 18octobre des incidents ont éclaté en marge d’une manifestation entre les partisans de Diallo et les forces de l’ordre. A l’origine de cette manifestation, le souhait du camp de Cellou Dalein Diallo de se défaire du président de la Ceni, Loucény Camara. Le parti de Diallo l’UFDG a menacé de boycotter les élections si « une personnalité neutre et consensuelle » n’était pas nommée à la tête de cette institution. Pour sa part la France appelle au respect de la date du 24 octobre a tenu à préciser Bernard Kouchner.

Les deux pays voisins devront faire preuve de maturité politique pour ne pas faire sombrer une nouvelle fois leurs populations dans le chaos.

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