Georges Charpak “un visionnaire” : l’hommage de l’UNESCO

La Directrice générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), Irina Bokova, a exprimé sa profonde tristesse après la mort du scientifique Georges Charpak, lauréat en 1992 du Prix Nobel de physique et créateur de ‘La main à la pâte’, une association qui travaille à introduire l’éducation à la science dans les écoles primaires françaises. Georges Charpak est mort à Paris le 29 septembre à l’âge de 86 ans.

un visionnaire

« Avec la mort de Georges Charpak, l’UNESCO perd un visionnaire dont la contribution à la coopération scientifique internationale influence encore fortement de nombreux pans du travail de l’Organisation », a déclaré Irina Bokova.

« Comme toutes les personnes à l’UNESCO avec qui il avait travaillé tout au long des années, je ressens une profonde tristesse. Il n’était pas seulement un grand scientifique mais également un ardent défenseur des valeurs et des idéaux de l’Organisation. Il était une présence en tant qu’éminent invité aux conférences scientifiques de l’UNESCO, comme à l’occasion du lancement de l’Année international de la physique en 2005, pour laquelle l’UNESCO était l’agence chef de file pour les Nations Unies. Le secteur des sciences de l’UNESCO et le Réseau des écoles associées ont également travaillé avec lui, ce qui a eu un impact sur l’éducation à la science. Georges Charpak va beaucoup nous manquer », a-t-elle ajouté.

Né le 8 mars 1924 dans un ghetto juif situé dans l’Est de la Pologne, Georges Charpak a été naturalisé français en 1946. Ancien Résistant, il a effectué la première partie de sa carrière dans le domaine de la physique nucléaire puis dans la physique des hautes particules de haute énergie.

En 1996, Georges Charpak, Pierre Léna et Yves Quéré ont lancé ‘La main à la pâte’ après avoir réalisé qu’à peine 3% des écoles primaires françaises s’emploient à familiariser les élèves à la science. Avec le soutien du ministre français de l’éducation et de l’Académie des sciences, les trois universitaires ont lancé cette association. Ils ont commencé avec 400 enseignants du primaire qui se sont portés volontaires. Aujourd’hui, cette approche, qui bénéficie du soutien des enseignants et des scientifiques, a essaimé au Mexique, au Brésil, en Chine, en Malaisie, au Sénégal, au Maroc, en Afghanistan, au Cambodge, en Colombie, en Slovaquie et en Serbie.

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