L’accès à la prise en charge du VIH/sida progresse selon l’UNESCO

Malgré les difficultés qui subsistent toujours, plusieurs pays à revenu faible ou intermédiaire sont parvenus à élargir sensiblement l’accès aux services de prise en charge du VIH/sida. Cest ce qu’indique le nouveau rapport publié mardi par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) sous le titre ‘Vers un accès universel’.

l’Afrique du Sud, le Botswana et le Guyana

« Des pays de toutes les régions du monde apportent la preuve que l’accès universel est possible », a déclaré Hiroki Nakatani, Sous-Directeur général de l’OMS chargé du VIH/sida, de la tuberculose, du paludisme et des maladies tropicales négligées. « Mais les engagements ne sont pas encore tenus à l’échelle mondiale. Nous devons unir nos forces pour que l’accès universel soit une réalité partout dans le monde dans les années à venir », a-t-il ajouté.

Le document est le quatrième rapport annuel évaluant les progrès accomplis sur l’accès universel du VIH/Sida, c’est-à-dire la prévention, le traitement et la prise en charge du VIH. Selon le rapport, « 15 pays, parmi lesquels l’Afrique du Sud, le Botswana et le Guyana, ont réussi à fournir à plus de 80% des femmes enceintes VIH-positives les services et les médicaments nécessaires pour prévenir la transmission du virus de la mère à l’enfant; 14 pays, parmi lesquels le Brésil, la Namibie et l’Ukraine, ont fourni un traitement contre le VIH à plus de 80% des enfants VIH-positifs; 8 pays, parmi lesquels le Cambodge, Cuba et le Rwanda, ont instauré la couverture universelle des adultes par le traitement antirétroviral (TARV) ».

Les progrès « remarquables » constatés en Afrique orientale et australe, région la plus durement touchée par le VIH, « donnent des raisons d’espérer », indique les experts. Dans cette région, la couverture du traitement du VIH est passée de 32% à 41% en un an et la moitié des femmes enceintes ont eu accès à des services de dépistage du VIH et de conseil en 2009.

« Nous sommes sur la bonne voie, nous avons montré quelles étaient les solutions efficaces et nous devons maintenant les appliquer plus largement », a déclaré, le Directeur exécutif adjoint de l’ONUSIDA, Paul De Lay. « Mais il manque 10 milliards de dollars. Lors de la conférence pour le réapprovisionnement du Fonds mondial qui se tiendra à New York la semaine prochaine, les pays peuvent redresser la situation -faire un investissement intelligent et garantir l’avenir de la lutte contre le Sida », a-t-il souligné.

En 2009, 5,25 millions de personnes avaient accès au traitement du VIH dans les pays à revenus faibles ou intermédiaires, ce qui représente 36% des personnes qui ont besoin du traitement. C’est plus de 1,2 million de personnes de plus qu’en décembre 2008, la plus forte augmentation jamais enregistrée en un an.

En Afrique subsaharienne, près d’un million de personnes supplémentaires ont été mises sous traitement antirétrovial, le chiffre étant passé de 2,95 millions fin 2008 à 3,91 millions fin 2009, soit une couverture de 37 % des personnes qui ont besoin du traitement. En Amérique latine et dans la région des Caraïbes, la couverture du traitement antiretroviral atteint 50%, 31 % en Asie du Sud et du Sud-Est, 19% en Europe et en Asie centrale et 11% en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.

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