le Soudan veut se refaire une virginité sur la scène internationale

Le Vice-Président du Soudan, Ali Osman Mohamed Taha, a demandé lundi au Conseil de sécurité de retirer le dossier du Darfour à la Cour pénale internationale (CPI), qui a délivré deux mandats d’arrêt contre le Président soudanais Omar Al-Bachir accusé de crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide.

Dans un discours prononcé lors du débat annuel de l’Assemblée générale de l’ONU à New York, Ali Osman Mohamed Taha a dénoncé « la politisation et la sélectivité » qui prédominent à la CPI, « instrument qui brise la volonté des peuples et qui cherche à leur imposer ses choix ».

Il a demandé au Conseil de sécurité de « retirer » le dossier du Darfour à la CPI et de le renvoyer au système judiciaire soudanais, « conformément » au droit international et au droit soudanais.

Le 4 mars 2009, la CPI a délivré un premier mandat d’arrêt à l’encontre de M. Al Bachir pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Un second mandat d’arrêt avait été délivré à son encontre le 12 juillet 2010, pour crime de génocide. La situation au Darfour a été déférée à la CPI par le Conseil de sécurité de l’ONU dans sa résolution 1593 du 31 mars 2005.

Après la signature en 2005 de l’Accord de paix global, nous aurions espéré, a dit le Vice-Président soudanais, que la communauté internationale nous tende la main, en annulant, par exemple, notre dette.

Il a rappelé que l’Accord de paix global, qui a mis fin à une longue guerre civile entre le Nord et le Sud du Soudan, venait de faire l’objet d’une réunion de haut niveau à l’ONU. Au sujet du référendum sur l’auto-détermination du Sud-Soudan prévu en janvier 2011, il a dit souhaiter que « nos frères du Sud » puissent s’exprimer en toute liberté et que l’unité du pays soit le choix de tous les habitants. Il a engagé au respect des résultats du référendum.

Evoquant le Darfour, il a expliqué que le gouvernement soudanais avait élaboré une nouvelle stratégie fondée sur cinq piliers: la sécurité, la consolidation du développement, la réinstallation des déplacées internes, la réconciliation nationale et la poursuite des négociations politiques.

La stratégie se base également sur le partenariat avec divers organismes internationaux et la participation citoyenne de la population. Dans ce contexte, le Gouvernement entend améliorer ses relations avec le Tchad, a-t-il ajouté.

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