L’Allemagne plaide pour une réforme de l’ONU

« Nous résoudrons uniquement les problèmes liés à la sécurité, à l’économie, au social et au développement durable si la communauté internationale est unie », a souligné samedi devant la 65ème Assemblée générale de l’ONU, le ministre des Affaires étrangères d’Allemagne, Guido Westerwelle.

l’Union européenne

Pour lui, dans un monde « caractérisé par la vitesse à laquelle les changements affectent les vies de tous », la communauté internationale ne sera « capable de gérer ces changements qu’à condition que les Nations Unies agissent et puissent continuer d’agir ».

Parmi les conditions pour y parvenir, le chef de la diplomatie allemande a mis en avant l’égalité entre les Etats au sein de l’ONU, qu’il a comparée à l’Union européenne.

« En Europe, un système de coopération à remplacé la confrontation, l’Union européenne est un succès car tous les pays et les peuples sont sur un même pied d’égalité. Les Nations Unies réunissent des grands et des petits pays, des riches et des pauvres, des puissants et des moins influents. La coopération se fait sur un pied d’égalité, une coopération entre entités égales, voilà le principe qui doit guider notre travail au sein de l’ONU », a-t-il expliqué.

« La politique étrangère allemande est une politique pacifique », a ajouté Guido Westerwelle, avant de rappeler que son pays serait candidat à l’automne prochain à un siège de membre non-permanent au Conseil de sécurité, « parce que c’est le forum idéal pour cette coopération en faveur des causes de la paix et du développement ».

« La paix, c’est plus que l’absence de guerre », a-t-il poursuivi, considérant que « dans le monde globalisé actuel, les peuples sont tout autant vulnérables aux conséquences du changement climatique, de la pauvreté, du sous développement, qu’ils ne le sont à la violence et à l’oppression ».

« Les Nations Unies doivent aussi coller aux changements. L’ordre mondial actuel n’est pas reflété correctement si l’Afrique et l’Amérique latine ne sont pas représentées en permanence au Conseil de sécurité. L’Asie aussi se considère à juste titre sous-représentée. L’Allemagne reste également prête à assumer de plus grandes responsabilités », a conclu le ministre. L’Allemagne est souvent citée parmi les pays qui pourraient devenir membres permanents du Conseil de sécurité.

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