Elles militent pour les droit des familles homoparentales

enfants d arc en ciel toulouseL’association pour les familles et futures familles homoparentales, les Enfants d’Arc en Ciel organisait dimanche 19 septembre un pique-nique convivial à la Prairie des Filtres. Adoption, homoparentalité, procréation médicalement assisstée, Lucile Clément, responsable de l’association a répond aux questions de la rédaction de Toulouse7.com

Toulouse7.com – L’association des Enfants d’Arc en ciel : de quoi s’agit il ?

Lucile Clément – Les Enfants d’Arc en ciel est une association pour les familles et futures familles homoparentales. Elle défend et promeut la famille constituée de parents de même sexe, en créant une visibilité, en aidant à lui créer une place juridique et sociale, en luttant contre les discriminations qui lui sont faites et en militant pour l’égalité des droits puisqu’elle en assume déjà les devoirs.Elle accompagne donc les couples homosexuels (ou personnes seules) tout au long de leur projet parental, permet aux enfants issus de ces familles de trouver un lieu d’accueil et d’écoute, mais aussi à leurs parents et familles, en leur proposant des rencontres et des activités diverses et variées et peut aider financièrement, grâce à des appels aux dons, les couples lancés dans des combats juridiques en fonction des possibilités.

Réclamez vous le droit d’adopter et/ou le droit à la procréation médicalement assistée, s’agissant de ce dernier droit, des solutions existent notamment en Espagne non ?

Oui, nous réclamons le droit d’adopter ainsi que le droit à la procréation médicalement assistée. En effet, au jour d’aujourd’hui, des couples homosexuels français vont dans les cliniques espagnoles ou belges dans le but de se faire inséminer, puisque les hôpitaux et cliniques françaises leur sont interdits. Lors de la période d’ovulation, les couples doivent partir précipitamment dans un autre pays et faire des kilomètres pour concevoir leur bébé. Pour beaucoup, cela leur cause un grand stress et donc moins de chances que l’insémination marche. De plus, chaque insémination est payante, et il est souvent arrivé que des couples doivent abandonner, après des années d’échecs, leur espoir de fonder une famille, par manque de moyens financiers. Ce stress et ces échecs à répétition ne peuvent plus continuer. Les couples homosexuels doivent avoir les mêmes droits que les couples hétérosexuels de fonder une famille.
C’est pour cela que nous réclamons aussi le droit d’adopter, car aujourd’hui, si on veut adopter en étant un couple homosexuel, nous devons mentir sur notre propre identité, un seul membre peut entamer la procédure en se faisant passer pour célibataire et doit donc cacher sa vraie vie durant plusieurs années. Par contre, lorsque le couple est pacsé, l’adoption n’est même pas envisageable.
Nous revendiquons le droit que les deux parents, que ce soit après une PMA ou une adoption, soient considérés devant la loi comme tels, c’est-à-dire tous deux égaux en droits sur l’enfant, car ils assurent les mêmes devoirs.

Comment comptez vous faire bouger l’opinion et le législateurs sur ce sujet ?

L’opinion sur le mariage et l’adoption par les couples de même sexe progresse d’année en année, même si c’est pas à pas, les mentalités changent, les gens sont de plus en plus ouverts à ce sujet. Mais il faut que les lois suivent. Et c’est par la visibilité des familles homoparentales que nous comptons faire évoluer de plus en plus les pensées et donc les lois. C’est pour cela que nous participons activement aux marches des fiertés sur toute la France, à des évènements comme les salons de la parentalité, les premières journées européennes des familles homoparentales les 17 et 18 septembre prochains et que nous informons les futurs personnels enseignants et médicaux en intervenant dans les IUFM, écoles d’infirmières… Nous organisons aussi des rencontres conviviales entre familles, comme celle du 19 septembre à Toulouse, dans le but d’échanger sur les diverses situations et parcours, pour que ces familles, encore marginalisées au niveau de la loi, se sentent moins seules et assument leur réalité familiale devant les diverses institutions.

Lucile Clément et Jessica Michel
Responsables Enfants d’arc en ciel Midi-Pyrénées
[email protected]

Photo © pucci raf – Fotolia.com – Toulouse7.com

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