Tirs fratricides en Afghanistan : les détails de l’opération

Le 30 août 2010, le chef d’état-major des armées a reçu les conclusions de l’enquête sur l’origine des tirs qui ont fait trois blessés français le 23 août dernier, lors d’une opération du GTIA Kapisa.

Cette enquête conclut que les trois militaires blessés au début de l’opération l’ont été par des tirs d’unités françaises.

Le tir fratricide est un risque connu des forces armées en opérations. Il est pris en compte dans la préparation de chaque mission et toutes les mesures sont prises pour réduire autant que possible ce risque, qui peut être accru par des conditions d’engagements difficiles.

Ainsi, le 23 août 2010, les unités étaient engagées de nuit, au milieu d’une végétation dense en cette saison, dans une zone où la présence d’insurgés était avérée et où nos soldats avaient été pris sous leur feu moins d’une heure auparavant. Ces conditions délicates ont notamment favorisé un enchainement d’incompréhensions entre les unités engagées sur le terrain qui a conduit à l’accident qui a fait trois blessés parmi les soldats français.

Ces trois militaires blessés ont été rapatriés en France dans la nuit du 23 au 24 août et pris en charge dans un hôpital militaire parisien. Aujourd’hui, l’un d’entre eux a quitté l’hôpital. Les deux autres militaires sont toujours hospitalisés. Le plus gravement blessé demeure dans un état sérieux bien que son diagnostic vital ne soit plus engagé.

L’état-major des armées déplore cet accident qui est une conséquence dramatique du risque que les soldats prennent et acceptent de prendre dans la conduite des opérations militaires. Tout est mis en œuvre pour réduire au minimum ce risque mais il demeure inhérent aux opérations militaires.

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