Après la marée noire inquiétudes sur la biodiversité dans les Caraïbes

biodiversiteL’Amérique latine et les Caraïbes sont les régions du monde possédant la plus grande diversité biologique, avec plusieurs pays abritant des écosystèmes parmi les plus riches de la planète et indispensables pour la survie d’une myriade d’espèces. Si le Brésil, la Colombie, l’Equateur, le Mexique, le Pérou et le Venezuela accueillent ainsi 60 à 70% de toutes les formes de vie sur terre, la pêche intensive, la dégradation des habitats et le drainage des zones humides pour un usage agricole menacent dangereusement cette biodiversité.

l’explosion récente de la plate-forme pétrolière Deep Water Horizon, de la société British Petroleum

Pour relever les défis posés aujourd’hui à la conservation de la biodiversité de ces régions et tenter de trouver des solutions, le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et la Convention sur la conservation des espèces migratrices (CMS) ont réuni du 23 au 25 août, à Panama, des décideurs politiques et des organisations non gouvernementales de 17 pays d’Amérique latine et des Caraïbes pour examiner les manières les plus efficaces de coordonner et mettre en oeuvre des activités de protection.

Avec les régions de l’Amazonie et du Pantanal, l’Amérique latine abrite les zones humides les plus importantes de la planète. La conservation de ces habitats indispensables aux espèces migratrices exige une coopération internationale entre les gouvernements, les ONG et les organes des conventions relatives à la biodiversité.

A titre d’exemple, la côte du golfe du Mexique constitue un habitat vital pour des centaines d’espèces d’oiseaux migrateurs, qui l’utilisent lors de leurs longs périples pour la reproduction, l’hivernage, le ravitaillement ou le repos. Les eaux du golfe abritent aussi des milliers d’espèces de poissons et de mammifères.

Après la marée noire causée par l’explosion récente de la plate-forme pétrolière Deep Water Horizon, de la société British Petroleum, 6.000 oiseaux, 1.000 tortues de mer et 80 mammifères marins morts ont été recueillis.

La réunion qui s’est tenue à Panama avait pour principal objectif de coordonner les initiatives visant à renforcer la mise en œuvre de la Convention et d’autres accords environnementaux multilatéraux, en impliquant plus intensément les responsables politiques et les ONG dans la protection de la diversité biologique et des espèces migratrices. Une première réunion organisée par la CMS avait déjà eu lieu au Panama en 2007, pour favoriser l’échange de connaissances et d’expérience sur l’impact du développement sur les habitats des zones humides et les espèces migratoires, et sur les différentes manières de gérer durablement l’utilisation des ressources naturelles.

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