Expulsions de réfugiés en Georgie

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) a fait part de sa préoccupation face aux expulsions menées par la police géorgienne pendant les mois de juillet et août de centaines de déplacées internes qui ont fui lors du conflit de 2008 et vivaient depuis dans des bâtiments publics de la capitale, Tbilissi.

Les expulsions, également critiquées par le Défenseur public de Géorgie, ont provoqué des manifestations de protestation de personnes déplacées à Tbilissi.

Dans un communiqué publié mardi, le HCR estime particulièrement préoccupant le fait que « les expulsions récentes de personnes déplacées à l’intérieur du pays, vivant dans des centres et des foyers publics à Tbilissi, n’aient pas été menées avec la transparence et les informations nécessaires à de telles procédures ».

Selon le ministère géorgien des Personnes déplacées internes venus des Territoires occupés, de l’hébergement et des réfugiés, les familles se sont vues offrir une compensation financière de 10.000 dollars ou un autre logement. Selon les déplacés, les lieux d’hébergements alternatifs se trouvent dans des zones rurales dans lesquelles les possibilités d’emploi sont extrêmement limitées.

Le HCR a indiqué que le dialogue se poursuivait « avec un certain succès » avec les autorités, en premier lieu le ministère des Personnes déplacées des Territoires occupés – son partenaire direct au sein du gouvernement géorgien.

L’agence onusienne a signalé notamment que des « progrès positifs avaient été réalisés sur l’établissement de procédures transparentes pour les expulsions, quand elles étaient indispensables, incluant des solutions de logement alternatives durables ».

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