En Côte d’Ivoire l’élection présidentielle fixée le 31 octobre 2010

L’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) a « pris acte de la publication par la Commission électorale indépendante (CEI) du chronogramme des étapes clés devant mener à l’élection présidentielle du 31 octobre 2010 », a déclaré jeudi le porte-parole de la mission, Hamadoun Touré.

violences verbales ou physiques

Il a souligné l’importance « de la mise à disposition de la liste électorale définitive », qui, a-t-il ajouté, « donnerait davantage de lisibilité au processus électoral ». Rappelant les tensions enregistrées dans certaines villes ivoiriennes pendant le déroulement de la phase judiciaire du contentieux, le porte-parole de l’ONUCI a par ailleurs condamné ces actes.

« Ces violences verbales ou physiques ne sont pas de bon aloi en cet instant précis du processus électoral, elles doivent être évitées à tout prix et faire place à une plus grande responsabilité de toutes les parties concernées », a-t-il estimé.

« L’ONUCI invite toutes les parties à conforter et à soutenir les règles qui font la force de la gestion du contentieux de l’inscription sur les listes électorales », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, le chef de la Division des droits de l’homme de l’ONUCI, Simon Munzu, a présenté mercredi devant le corps diplomatique de Côte d’Ivoire, les grandes lignes des résultats de l’;enquête contenues dans un rapport sur les violations des droits de l’homme liées aux événements survenus en février 2010.

Le rapport révèle « un usage disproportionné de la force par les Forces de défense et de sécurité (FDS), des exécutions sommaires, extrajudiciaires et des atteintes à l’intégrité physique ayant entraîné la mort, des violences physiques, des actes d’intimidation, d’arrestation et de détention arbitraires ainsi que des actes de violence et des abus commis par des manifestants ».

« L’observation des droits de l’homme est une mission de l’ONUCI », a rappelé le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général de l’ONU, Ndolamb Ngokwey, qui présidait la rencontre. « L’enquête a été réalisée par les neuf bureaux régionaux de la Division des droits de l’homme et porte une attention particulière à la situation des femmes et des enfants », a-t-il ajouté.

Le 5 août dernier, le gouvernement ivoirien a fixé la tenue de l’élection présidentielle au 31 octobre prochain. Suite à cette annonce, l’ONUCI a souligné la nécessité de produire une liste électorale définitive, principal point d’;achoppement entre les différents acteurs de la classe politique ivoirienne.

Divisée en deux parties depuis 2002 à la suite d’une guerre civile qui a opposé les forces gouvernementales aux rebelles du nord du pays, la Côte d’Ivoire est censée organiser des élections nationales depuis 2005.

A la fin de l’;année 2009, les autorités ivoiriennes sont parvenues à produire une liste électorale provisoire et les candidats à l’élection présidentielle ont pu être validés. Mais en février 2010, le Président ivoirien, Laurent Gbagbo, a dissout le gouvernement et la Commission électorale en raison d’un différend sur la production des listes d’;électeurs.

Après la nomination d’un nouveau gouvernement et la mise en place de la nouvelle direction de la Commission électorale indépendante (CEI), la poursuite du processus électoral reste conditionnée à la production d’;une liste électorale définitive.

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