Affaire Woerth et Molex : les dessous de l’affaire

woerthConseiller « bénévole » d’Eric Woerth pour les relations avec le monde économique, Eric de Sérigny serait également conseiller spécial, depuis juin 2009, auprès de la société en investissement financier «Athéma». Société qui est intervenue, en septembre 2009, dans le dossier Molex. Or, le 24 mars 2010, deux jours après la nomination d’Eric Woerth au ministère du travail, le ministère avait accepté le licenciement «pour motif économique» des représentants du personnel (salariés protégés) de l’usine Molex. Une décision qui allait à l’’encontre de l’avis de l’Inspection du travail. Cette nouvelle affaire a été révélée à la suite d’une longue enquête journalistique publiée sur le site internet de France Inter.

Celui dont le nom n’apparaît pas dans l’organigramme officiel du cabinet d’Eric Woerth, est l’un des membres « infatigable » dixit le Canard Enchaîné du “Premier cercle”, le club des donateurs de l’UMP. Un « ami » de Patrice de Maistre, le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt. Eric de Serigny est également un conseiller financier, passé par la Compagnie financière Edmond de Rothschild et le groupe Bolloré.

C’est au titre de sa fonction de membre du conseil d’administration de la société «Imérys», entreprise leader mondial des minéraux industriels et filiale du groupe belge Albert Frère, que se niche un premier possible conflit d’intérêt. Comme le note le site du Nouvel Observateur “il côtoie entre autres Robert Peugeot, donateur de l’UMP, décoré lui aussi de la légion d’honneur par Eric Woerth. L’industriel aurait bénéficié des faveurs du ministre après avoir sous-estimé la valeur de ses biens dans ses déclarations fiscales.”

S’agissant de l’entreprise Molex jadis basée à Villemur sur Tarn dans la banlieue nord de Toulouse. Eric de Serigny « senior advisor », depuis juin 2009, de la société financière «Athéma » aurait collaboré avec le cabinet d’avocats Mayer-Brown, qui conseille les dirigeants de Molex, dont l’usine de connectique automobile de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne), qui employait 283 salariés, a fermé fin septembre 2009, après 11 mois de lutte du personnel.

Ainsi, souligne le site internet de France Inter : “Le 15 septembre 2009, le fonds d’investissement américain HIG a signé une reprise partielle de l’activité de l’usine, s’engageant à réintégrer entre 20 et 60 salariés. Molex a accepté de verser 5,4 millions d’euros pour réindustrialiser le site, tandis que l’Etat français garantissait 6,6 millions d’euros de prêts destinés au financement d’investissements et à la poursuite de l’activité. « Cette issue favorable a été rendue possible par l’effort de chacun et la grande complémentarité entre Athéma et le cabinet d’avocats Mayer Brown, conseil juridique de Molex » , explique le site internet d’Athéma”. Mais comme le précise encore le journaliste de France Inter “pour les salariés de Molex, ces licenciements ne sont pas justifiés économiquement. Selon eux, la direction n’a pas agi en toute transparence vis-à-vis du comité d’entreprise. C’est ce que conclut également l’Inspection du Travail, le 18 décembre 2009, annulant le licenciement pour motif économique des 28 salariés dits « protégés » du comité d’entreprise Molex, considérant que « le motif économique invoqué n’est pas démontré »”.

Or et c’est là où le bas blesse : Conseiller « bénévole » d’Eric Woerth pour les relations avec le monde économique, Eric de Sérigny serait également conseiller spécial, depuis juin 2009, auprès de la société en investissement financier «Athéma». Société qui est intervenue, en septembre 2009, dans le dossier Molex. Or, le 24 mars 2010, deux jours après la nomination d’Eric Woerth au ministère du travail, le ministère avait accepté le licenciement «pour motif économique» des représentants du personnel (salariés protégés) de l’usine Molex.

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