Toulouse célèbre le 66e anniversaire de sa Libération

liberationC’est l’occasion de revisiter les rues de Toulouse, de découvrir les noms de héros, et de se souvenir d’une époque pas si lointaine lorsque les Nazis occupaient la France. Et que les partisans étaient prêts à donner leur vie pour libérer leurs compatriotes du joug hitlerien. Toulouse, comme Lyon, fut l’un des hauts lieux de la Résistance au pétainisme et au nazisme. Par sa position géographique, Toulouse était une plaque tournante des évasions avant le passage des Pyrénées vers l’Espagne, puis l’Angleterre ou l’Amérique.

Ville de secours et de protection des réfugiés, elle a accueilli des Italiens anti-fascistes, des Républicains espagnols, puis des juifs polonais, autrichiens et allemands qui se sont à leur tour engagés dans les mouvements de Résistance. Nombreux à Toulouse.

Siège des usines d’armement et d’aéronautique, la ville rose grouillait d’agents de renseignement. Tout un réseau de contre-espionnage noyautait et informait la Résistance.

A l’occasion du 66ème anniversaire de la Libération de Toulouse, la Ville, en collaboration avec l’Office de Tourisme et tous les mouvements et organisations qui ont marqué l’histoire de la Résistance, a décidé de créer un circuit de mémoire, passant par 11 lieux remarquables, qui ouvrent chacun un champ particulier de l’histoire toulousaine entre 1940 et 1944. Un dépliant a été édité afin de permettre à chacun de (re)découvrir ces moments si particuliers de la Résistance toulousaine.

La cérémonie commémorative du 66è anniversaire de la Libération de Toulouse, ouverte à toutes et tous se déroule ce jeudi 19 août à 17h30 au Monument de la Résistance et de la Déportation, esplanade Jean Savary, allées Frédéric Mistral.

Photo (c) Toulouse7.com rue Lucien Cassagne à Toulouse, entre l’avenue Jean Rieux et l’avenue Camille Pujol. Lucien Cassagne est né à Carbonne le 12 février 1891. Il fut premier prix de Musique au Conservatoire de Toulouse et premier prix du conservatoire de Paris à l’age de 14 ans. En 1912 il est directeur de la Société Musicale de Carbonne. La grande guerre l’empêchat de présenter le grand prix de Rome, et après celle-ci il enseigne au Conservatoire de Musique de Toulouse.
Attaché à sa ville natale il devient en 1935 conseiller municipal de Carbonne en 1935 avec le maire Pierre Marty. Lancé dans l’activité politique et syndicale, il est sous l’Occupation Secrétaire Général du Parti Socialiste clandestin et chef départemental du mouvement «Combat».
Dans la nuit du 19 au 20 août 1944, au moment de la libération de Toulouse, il assiste la première séance présidée, par Jean Cassou, réunissant quelques-uns des principaux responsables du Comité départemental de Libération, en sortant leur automobile tombe sur une colonne allemande. Cassagne et le chauffeur jean Courtinade sont tués, Cassou est laissé pour mort. Seul Segaud parvint à s’échapper.

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