Les casques bleus restent en Côte d’Ivoire

Le Conseil de sécurité a adopté mercredi une résolution prorogeant le mandat de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) jusqu’au 31 décembre 2010, alors que le processus électoral dans ce pays est toujours bloqué.

censée organiser des élections nationales depuis 2005

Par la résolution 1933, le Conseil a décidé que l’ONUCI comptera « un effectif maximum de 7.392 personnels militaires autorisés, en maintenant la force actuelle totale combinée de la mission à 8.650 personnels, y compris 7.200 soldats et officiers d’état-major, 192 observateurs militaires, et un effectif maximum de 1.250 personnels de police et de 8 officiers des douanes détachés ».

Les États Membres ont exprimé « l’intention de considérer pour une période de temps limitée avant et après les élections, un accroissement au total de 500 hommes au plus des effectifs militaires ».

Divisée en deux depuis 2002 à la suite d’une guerre civile qui a opposé les forces gouvernementales aux rebelles du nord du pays, la Côte d’Ivoire est censée organiser des élections nationales depuis 2005.

A la fin de l’année 2009, les autorités ivoiriennes sont parvenues à produire une liste électorale provisoire et les candidats à l’élection présidentielle ont pu être validés. Mais en février 2010, le Président ivoirien Laurent Gbagbo a dissout le gouvernement et la Commission électorale en raison d’un différend sur la production des listes d’électeurs.

Malgré la nomination d’un nouveau gouvernement et la mise en place de la nouvelle direction de la Commission électorale indépendante (CEI), le processus électoral est à ce jour toujours bloqué.

l’urgence de continuer les opérations d’identification de la population

Le Conseil se déclare à nouveau « déterminé à soutenir pleinement un processus électoral crédible » et déclare « que la publication d’une liste électorale définitive certifiée par le Représentant spécial du Secrétaire général revêt une importance déterminante pour la tenue d’élections ouvertes, libres, justes et transparentes ainsi que pour l’achèvement des processus de désarmement et de réunification ».

La résolution réaffirme la nécessité d’organiser un scrutin « sans exclusive » et que les droits fondamentaux « de chaque Ivoirien » soit assuré dans le cadre du système électoral, en particulier « la liberté d’opinion et d’expression ». Le Conseil insiste aussi sur l’urgence de continuer les opérations d’identification de la population, y compris après les élections.

Les Etats Membres ont rappelé la nécessité de mettre en oeuvre l’Accord politique de Ouagadougou signé le 4 mars 2007, par le Président Laurent Gbagbo, et Guillaume Soro, l’actuel Premier ministre.

Le mandat renouvelé de l’ONUCI prévoit également la consolidation de la stabilité du pays, la protection des civils, la surveillance de l’embargo sur les armes, l’assistance dans le domaine des droits de l’homme, l’appui aux opérations humanitaires, la contribution au processus électoral et à l’identification de la population ainsi qu’au désarmement, à la démobilisation, au stockage des armes et réintégration des ex-combattants des deux parties et des membres des milices.

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