Le Burundi vote pour élire un nouveau président

A la veille des élections présidentielles au Burundi, l’expert indépendant de l’ONU, Akich Okola, a exprimé son inquiétude sur les « violations croissantes des droits de l’homme » dans le pays.

certains partis politiques ont décidé de boycotter les élections présidentielles et législatives

L’expert demande « un dialogue constructif entre le gouvernement et tous les partis politiques pour faire en sorte que les élections se déroulent en paix et de manière démocratique ».

« Depuis ma dernière visite, et en relation avec les élections communales du 24 mai 2010, j’ai pris note, avec inquiétude, des rapports croissants des violations des droits de l’homme, dont des cas d’arrestation et de détention arbitraires ainsi que de harcèlement des opposants et de leurs partisans. J’ai aussi pris note de la dégradation de la situation liée à la sécurité avec des attaques à la grenade qui ont tué des personnes et détruit des propriétés », a expliqué l’expert indépendant mandaté par le Conseil des droits de l’homme pour suivre la situation des droits de l’homme au Burundi.

« J’ai peur que la situation ne provoque encore plus de violence et de violations des droits de l’homme », a-t-il ajouté.

Depuis mai 2010, le Burundi est engagé dans l’organisation d’élections générales, les deuxièmes depuis les Accords de paix d’Arusha en 2000, et les élections présidentielles sont prévues pour le 28 juin prochain. Pendant près de cinquante ans, le Burundi a été le théâtre d’affrontements ethniques sanglants, notamment entre communautés hutue et tutsie, à l’instar de ceux qui ont débouché sur un génocide au Rwanda voisin en 1994.

« Je regrette le fait que, comme ils me l’ont annoncé lors de ma dernière visite, les partis politiques aient décidé de boycotter les élections présidentielles et législatives pour protester contre ce quils estiment comme irrégularités qui se seraient passées lors des élections communales du 24 mai 2010 », a déploré Akich Okola.

L’expert indépendant a invité les partis politiques à continuer de participer au processus électoral, particulièrement les élections législatives du 23 juillet 2010.

« Boycotter les élections entraverait le processus démocratique qui a été lancé avec les élections réussies de 2005 et pourrait accroître le risque de violence et d’insécurité dans le pays », a-t-il souligné.

Akich Okola appelle la communauté internationale à intervenir de façon urgente afin de faire en sorte que la situation ne se détériore davantage ni n’entrave le processus de paix.

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