Nouveaux massacres au Darfour

La Mission conjointe de l’Union Africaine et des Nations Unies au Darfour (MINUAD) a reçu des rapports faisant état de nouveaux affrontements armés tribaux dans l’ouest de cette région du Soudan, a indiqué jeudi le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU.

vise directement la communauté humanitaire

Aucun bilan définitif de ces violences n’est encore connu mais selon les informations dont dispose la MINUAD, il y aurait eu au moins 20 morts et 25 blessés. « La mission onusienne continue de suivre l’évolution de la situation et appelle toutes les parties impliquées dans ces affrontements à cesser les hostilités », a ajouté le porte-parole Martin Nesirky, lors d’un point de presse à New York.

Le Représentant spécial adjoint et Coordonnateur humanitaire résident de l’ONU au Soudan, Georg Charpentier, a lui fait part des inquiétudes des Nations Unies face à la dégradation de la situation au Darfour. « Cette détérioration des conditions de sécurité, particulièrement observable depuis 2 mois, n’affecte pas seulement les populations civiles mais vise directement la communauté humanitaire », a-t-il expliqué, ajoutant que les enlèvements répétés d’employés humanitaires, les meurtres de soldats de la paix, les vols de véhicules et les actes de banditisme remettaient sérieusement en cause la distribution de l’aide humanitaire internationale aux populations du Darfour.

En début de semaine, le Conseil sécurité de l’ONU avait déjà condamné une attaque survenue lundi 21 juin dans l’ouest du Darfour et qui avait coûté la vie à trois soldats rwandais de la MINUAD. Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, avait déploré ce regain de violence et demandé au gouvernement soudanais de poursuivre ses efforts pour identifier, arrêter et déférer devant la justice les auteurs de cette attaque.

Depuis le mois de mai, plusieurs représentants de l’ONU au Soudan se sont inquiétés d’un regain de violence au Darfour, notamment de la reprise des combats entre forces gouvernementales et groupes rebelles, en dépit du cessez-le-feu intervenu dans le cadre des pourparlers de paix de Doha, du nom de la capitale du Qatar où ils se déroulent depuis 2009.

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