Non à la VidéoSurveillance à Toulouse

videosurveillanceA la suite de plusieurs faits divers retentissants le maire de Toulouse Pierre Cohen avait décidé d’organiser une grande journée de débats sur le sujet. Ce jeudi, toute la journée, spécialistes, policiers, dirigeants d’association de droits de l’homme débattent avec les élus de Toulouse. Les conclusions de cette journée seront ensuite soumises au conseil municipal. Avec une interrogation : faut il oui ou non multiplier les caméras de surveillance dans les rues de Toulouse ? Sur un plan politique, l’ancien maire de Toulouse Jean Luc Moudenc a fait de ce sujet son cheval de bataille. Désormais membre de l’UMP, Moudenc suit en cela les choix politiques du gouvernement et du ministre de l’Intérieur, Bric Hortefeux.

Il est à noter qu’en Angleterre, la nouvelle majorité au pouvoir a annoncé vouloir freiner la tendance de surveillance des lieux publics.

La VidéoSurveillance un coup de canif dans les libertés publiques

Atteinte inacceptable à la liberté d’aller et venir, atteinte au droit à la vie privée, la vidéosurveillance brise l’anonymat et ne fait qu’accentuer le caractère policier du régime.

1- Cette surveillance ne permet pas d’éradiquer la délinquance

S’il est vrai que la surveillance par caméra peut faciliter l’enquête policière, il faut d’emblée relativiser cette proposition. Les statistiques et les études le prouvent : la vidéosurveillance ne fait pas baisser le taux de délinquance. Simple effet de cette forme de contrôle, la délinquance s’adapte. A Toulouse, après l’installation de caméras tests rue Croix Baragnon, un magasin de luxe avait été attaqué en plein jour. Les auteurs de ce hold up avaient tout simplement choisi de se grimer le visage.

2- De présumé innocent, le citoyen est présumé coupable

C’est le coeur du problème et l’atteinte majeur à la liberté individuelle. Tout citoyen est filmé dans le champ d’action de la caméra. Pourquoi capter l’image d’une personne sans son consentement ? Pourquoi surveiller une personne innocente ?

3- Le coût pour la Collectivité

Inefficace, attentatoire aux libertés, la vidéosurveillance a également un coût, élevé et inutile : l’installation, la maintenance, le traitement des images, etc ont un coût élevé pour la collectivité. De l’argent qui pourrait, justement, servir à l’embauche de nouveaux policiers ou à des missions de prévention, efficace, de la délinquance.

Photo © RAMON CAMI – Fotolia.com – Toulouse7.com

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