Allègement du blocus de Gaza : une étape estime Ban Ki Moon

Le Secrétaire général, Ban Ki-moon, s’est dit encouragé par la décision du gouvernement israélien de revoir sa politique sur Gaza, a fait savoir jeudi son porte-parole par communiqué de presse. Il espère que la décision d’Israël est « une véritable étape » vers la levée du blocus.

aider Gaza à se reconstruire

Ban Ki-moon a demandé au Coordonnateur spécial de l’ONU pour le processus de paix au Moyen-Orient, Robert Serry, d’engager immédiatement des discussions avec les autorités israéliennes pour en savoir davantage sur cette décision et sur les mesures et les différentes phases de sa mise en oeuvre.

L’ONU continue de prôner un changement de politique afin que l’aide humanitaire, les produits commerciaux et les personnes soient en mesure de passer la frontière pour que la « reconstruction puisse débuter ».

L’Organisation se tient prête à intensifier ses efforts « pour aider Gaza à se reconstruire », conclut le communiqué.

A plusieurs reprises, Ban Ki-moon avait souligné que le blocus de la Bande de Gaza « créait des souffrances inacceptables, affaiblissait les forces modérées et renforçait les extrémistes ».
Après l’arraisonnement par Israël le 31 mai dernier de six bateaux remplis d’aide humanitaire en route vers Gaza, la communauté humanitaire a intensifié son plaidoyer en faveur de la levée du blocus.

Depuis 2007, Israël a renforcé les restrictions à la frontière, ce qui a progressivement étouffé l’agriculture et la pêche et détruit tout le tissu économique de la Bande de Gaza, avait fait savoir l’Association des organisations internationales de développement (AIDA).

Plus de 60% des ménages sont maintenant dans une insécurité alimentaire qui menace la santé et le bien être des enfants, des femmes et des hommes, indique l’AIDA. Elle propose de renforcer le secteur agricole « qui offre une solution pratique aux problèmes humanitaires ».

Un rapport du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) publié en mai dernier critiquait également les restrictions imposées par le gouvernement israélien sur les Territoires. Plus d’un an après l’opération militaire ‘Plomb durci’, menée par l’armée israélienne dans la Bande de Gaza, les trois-quarts des infrastructures détruites ou endommagées ne sont toujours pas reconstruites ou réhabilitées, indique le rapport.

Le PNUD estime que 82,5% des écoles sont encore en ruine, que 75% des terres cultivables restent inutilisables et que 60% des entreprises privées n’ont pas réussi à reprendre leurs activités.

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