Corruption et droits de l’homme étrangers au monde des affaires

La corruption et les Droits de l’homme continuent d’être négligés par les entreprises privées, en dépit des efforts des Nations Unies pour imposer une conduite éthique dans le secteur privé mondial. Ce sont les conclusions d’une enquête menée par l’agence des Nations Unies chargée du Pacte Mondial, qui travaille à la promotion des pratiques responsables dans les milieux d’affaire.

l’émergence d’un marché mondial plus stable, plus équitable

L’agence de l’ONU chargée de promouvoir ce pacte mondial, par lequel des entreprises s’engagent à aligner leurs opérations et leurs stratégies sur dix principes universellement acceptés touchant les droits de l’homme, les normes du travail, l’environnement et la lutte contre la corruption, a interrogé 1044 entreprises dans 97 pays, représentant près de 20% des sociétés ayant participées l’année dernière à cette initiative.

Les résultats de cette enquête montrent que si la majorité de ces entreprises ont fait de réels progrès dans les domaines de la protection de l’environnement, 31% d’entre elles ont montré de réelles avancées dans la protection des Droits de l’homme et 32% dans la lutte contre la corruption.

Le Pacte Mondial est la principale initiative mondiale d’entreprises citoyennes. Il regroupe des milliers de participants répartis dans plus de 100 pays, avec pour principal objectif de promouvoir la légitimité sociale des entreprises et des marchés.

Pour une entreprise privée, adhérer au Pacte Mondial, c’est partager la conviction que des pratiques commerciales fondées sur un certain nombre de principes universellement reconnus, contribuent à l’émergence d’un marché mondial plus stable, plus équitable et plus ouvert et de sociétés prospères et dynamiques.

« Certains de nos problèmes restent à la traine, notamment la lutte contre la corruption et la protection des Droits de l’homme », a indiqué le Directeur exécutif de l’agence de l’ONU chargée du Pacte mondial, George Kell.

« Ces questions sont relativement sous traitées, à côté de celles liées à l’environnement ou au lieu de travail », a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse, au siège des Nations Unies, à New York.

Sur la totalité des sociétés qui ont répondu à l’enquête, 36% ont indiqué avoir une politique d’éthique ou un responsable éthique en leur sein, contre 39% en 2008.

L’enquête montre également que l’adhésion aux dix principes du Pacte Mondial de leurs sous-traitants ou de leurs sociétés partenaires était l’une des priorités des entreprises déjà adhérentes.

« Les résultats de cette enquête montrent que le Pacte Mondial continue de participer à la diffusion de pratiques responsables auprès des entreprises privées autour du monde », s’est félicité George Kell, avant de souligner que « le monde des affaires devait encore faire beaucoup plus ».

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