Attentats de Karachi et retrocommissions, Sarkozy dans la tourmente

Les députés français n’avaient pas pu obtenir les documents demandés pour réaliser leur enquête. Les policiers luxembourgeois, eux citent désormais le président français Nicolas Sarkozy, ancien ministre du budget, et ancien proche du candidat à l’élection présidentielle Edouard Balladur.

Les faits : L’attentat-suicide le 8 mai 2002 à Karachi au Pakistan un attentat suicide provoque la mort de 14 personnes, dont 11 employés français de la Direction des constructions navales (DCNS). Le bus militaire qui les transportait a été pulvérisé devant l’hôtel Sheraton de Karachi par un kamikaze au volant d’un faux taxi. Dans un contexte post 11 septembre 2001, et jusqu’en juin 2009, l’attentat était attribué à Al-Qaida. Depuis, les juges chargés de l’affaire envisagent l’hypothèse de représailles effectuées à l’encontre de la France, en raison de l’interruption du versement de commissions prévues dans un contrat d’armement.

Aujourd’hui et selon le site d’information en ligne Médiapart, et à la demande de juges financiers parisiens qui enquêtent sur un espionnage informatique présumé à la Direction des constructions navales (DCN) des policiers luxembourgeois enquêtent sur une société de droit luxembourgeois baptisée Heine et créée en 1994 par la branche internationale de DCN avec l’aval de M. Sarkozy, à l’époque ministre du budget d’Edouard Balladur. Via cette société basée dans un paradis fiscal, transitaient les commissions destinées à fluidifier la vente par la France de sous-marins de classe Agosta 90B.

Selon les policiers luxembourgeois, des retro commissions illégales auraient également transité. “Une partie des fonds qui sont passés par le Luxembourg reviennent en France pour le financement de campagnes politiques françaises” auraient écrit ces policiers qui citent, selon la presse les noms d’Edouard Balladur, alors Premier ministre et candidat à l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy et Charles Pasqua, proches du rival de Jacques Chirac.

Selon la presse, l’avocat des familles de victimes françaises de l’attentat de Karachi évoque un “mensonge d’état” et accuse Nicolas Sarkozy d’être “au cœur de la corruption”.

Vidéo : Le président de la République Nicolas Sarkozy interrogé sur le sujet le 19 juin 2009 paraît visiblement gène et troublé

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