La reprise des négociations Israël Palestine saluée

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, est encouragé par le démarrage des pourparlers de proximité entre Israéliens et Palestiniens sous l’égide des Etats-Unis et souhaite qu’ils conduisent à des négociations directes, a dit son porte-parole dans un communiqué publié dimanche soir.

la bande de gaza la priorité

M. Ban « salue l’initiative des Etats-Unis » et souhaite « que les parties soient en mesure de faire des progrès », a-t-il ajouté.

Le Secrétaire général souligne depuis longtemps qu’il n’y a pas d’autre alternative qu’une solution à deux Etats vivant côte à côte. Au début de l’année, il s’est dit déterminé à aider les parties à arriver à un règlement dans les deux prochaines années.

« Je suis conscient que la confiance régionale envers le gouvernement israélien est très faible, il n’y a pas d’autre alternative que de réunir les parties à la table de négociations », avait-il dit aux participants du Sommet de la Ligue des Etats arabes en Libye en mars.

A ce sommet, le Secrétaire général avait également souligné que pour les Nations Unies, Gaza était « une priorité ». Lors dune visite à Gaza, également en mars, il avait noté que le blocus par Israël causait « des souffrances inacceptables » à la population. « Cette politique est aussi contre-productive », avait-il souligné. « Elle empêche le commerce légitime et encourage la contrebande. Elle affaiblit les modérés et renforce les extrémistes. »

Selon un rapport publié ce week-end par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le manque de sécurité dans les territoires palestiniens occupés entrave leur développement.

Le Rapport sur le développement humain palestinien 2009/10, rédigé par une équipe indépendante et financé par le PNUD, affirme qu’un développement soutenu est impossible tant que les Palestiniens n’ont pas de contrôle sur leur économie et leur environnement, notamment en matière de commerce, de ressources en eau et de frontières.

Alors qu’ils reçoivent suffisamment de nourriture pour survivre, les Palestiniens restent dans une situation de dépendance parce qu’ils ne sont pas en mesure de gagner assez d’argent pour se nourrir eux-mêmes.

l’espace aérien et les eaux territoriales

L’éducation et le système de santé sont des domaines où les Palestiniens ont fait des progrès. En revanche, l’économie s’est affaiblie en raison d’un contrôle rigoureux par les Israéliens. Les Palestiniens n’exercent pas leur autorité sur leur espace aérien, leurs eaux territoriales, les ressources naturelles, les instruments macro-économiques qui leur permettraient d’être autonomes économiquement, selon le rapport, le cinquième d’une série de rapports sur le développement humain des Palestiniens.

« Ce rapport rappelle que les Palestiniens continuent d’être confrontés à de nombreux défis, dont l’occupation et la fragmentation interne », a dit le Représentant spécial du PNUD, Jens Toyberg-Frandzen, qui a lancé le rapport à Ramallah aux côtés du Premier ministre palestinien Salam Fayyad.

Le rapport souligne que la fragmentation territoriale du territoire occupé palestinien a affaibli l’autorité centrale et les institutions de l’Autorité palestinienne et intensifié les divisions entre Palestiniens. Il recommande de promouvoir la réconciliation politique entre Palestiniens, l’intégration économique et la cohésion sociale.

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