la France va restituer des têtes Maori à la Nouvelle Zélande

La Directrice générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), Irina Bokova, s’est félicitée mercredi de l’adoption par l’Assemblée nationale française, lors d’un vote solennel et avec le consensus de l’ensemble des groupes politiques, d’une proposition de loi « visant à autoriser la restitution par la France des têtes maories à La Nouvelle-Zélande ».

momifiées et tatouées

« L’UNESCO a toujours défendu le respect total dû aux restes humains et encouragé leur restitution », a déclaré Irina Bokova. « Ce texte est d’autant plus important qu’il autorise non seulement la restitution de la tête d’un guerrier maori conservée à Rouen mais étend également son application à toutes les têtes maories conservées dans d’autres collections publiques françaises », a-t-elle rajouté.

En application de cette loi, 16 têtes maories momifiées et tatouées détenues par les musées français, dont le Muséum d’;histoire naturelle de Rouen et le musée du Quai Branly à Paris, seront restituées aux autorités néo-zélandaises.

Cette restitution n’intervient pas dans le cadre de la Convention de l’UNESCO de 1970 concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l’importation, l’exportation et le transfert de propriété illicites des biens culturels. Cependant, son préambule affirme que « les musées, les bibliothèques et les archives, en tant qu’institutions culturelles, doivent veiller à ce que la constitution de leurs collections soit fondée sur des principes moraux universellement reconnus ». L’article premier de ce même traité international, qui n’est pas rétroactif, précise aussi que les collections anatomiques sont considérées comme biens culturels et doivent donc, à ce titre, être restituées lorsqu’elles ont fait l’objet d’une importation, d’une exportation ou d’un transfert de propriété illicites.

Dans la tradition maorie, la préservation des têtes des ancêtres contribue à maintenir les esprits en vie. Les têtes maories que la France va restituer à La Nouvelle-Zélande se trouvent dans les musées français depuis le XIXe siècle.

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