Appels contre l’expulsion de deux étudiants étrangers

appel contre l expulsion de 2 etudiants étrangers © Nathalie P - Fotolia.com (2)L’expulsion de Kacem Mabed est prévue pour le jeudi 6 mai à 15h30. la date prévue pour la reconduite à la frontière de Mohamed Ali Rmili n”‘est pas encore connu. Mais un rassemblement est organisé à l’aéroport de Toulouse-Blagnac à 14h30. Pour ses soutiens, “Il vit ici, il étudie ici : il reste ici !“. Etudiant en première année de Master à l’université Toulouse II Kacem Mabed, étranger en situation irrégulière, avait été arrêté et conduit en centre de rétention administrative à Cornebarieu.

Le syndicat UNEF avait alors jugé cette arrestation  “inacceptable et injuste” puis dénoncé “l’attitude de la préfecture qui continue de mener une politique du chiffre faisant le choix d’expulser des étudiants au mépris de leur progression universitaire et de leur réelle intégration“. Elu étudiant syndicaliste de l’Université Toulouse le Mirail Kacem Mabed est titulaire d’un Diplôme d’Arabe et depuis l’an dernier d’une licence 3 de Sciences de l’éducation.

L’UNEF avait exigé, en vain, la libération de Kacem Mabed ainsi que sa régularisation.

Autre procédure d’expulsion en cours celle de l’étudiant tunisien Mohamed Ali Rmili pour lequel le Collectif Tournefeuille sans papier appelle à mobilisation. Entré régulièrement en France en 2003. Ali Rmili s’était vu refuser le renouvelle de sa carte de séjour en 2007 avec obligation de quitter le territoire. En travaillant et grâce à l’aide de sa sœur il parvient à financer les 10 000€ que lui coûtent ses deux ans d’étude, et réussit brillamment en classe supérieure d’informatique à Paris. Mais à deux mois des examens qui détermineront son avenir, il est arrêté à la gare de Bordeaux alors qu’il allait voir sa sœur pour arriver finalement au centre de rétention de Cornebarrieu, où il est retenu actuellement.

Pour ses soutiens, Mohamed Ali Rmili a le droit “de finir ses études, obtenir son diplôme et vivre dignement” qui en appellent aujourd’hui au Consul de Tunisie de ne pas signer le visa consulaire appelé “laisser-passer” afin d’empêcher son expulsion présentée comme “imminente”.

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