Le Procureur de la Cour pénale internationale enquête au Kenya

Le Procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, se rendra au Kenya du 8 au 12 mai prochain pour enquêter sur les violences post-électorales de 2007-2008 et rencontrer les victimes, a indiqué mardi la CPI par communiqué de presse.

les crimes contre l’humanité

« Comme promis, je rencontrerai les victimes, je les écouterai et comprendrai leurs avis et leurs inquiétudes », a déclaré M. Moreno-Ocampo. « Nous allons enquêter sur les crimes, protéger les victimes et respecter les droits des suspects », a-t-il ajouté.

Pendant sa visite le procureur de la CPI va rencontrer la société civile, des dirigeants d’entreprises commerciales, les leaders religieux et les medias y compris les radios communautaires, locales et régionales.

M. Moreno-Ocampo visitera les communautés qui ont été affectées par les violences post-électorales. D’autres visites auprès de communautés en dehors de Nairobi, la capitale du pays, seront effectuées plus tard cette année.

Toutes les personnes qui souhaitent partager avec le Procureur de la CPI leurs opinions et/ou leurs informations sur affrontements post-électoraux auront l’opportunité de le faire, a indiqué la CPI.
La Chambre préliminaire II de la Cour pénale internationale (CPI) avait accepté fin mars la demande d’ouvrir une enquête sur les crimes contre l’humanité qui auraient été commis au Kenya lors des violences post-électorales de 2007-2008.

Le Procureur de la CPI avait soumis à la Chambre préliminaire II une requête en novembre 2009 expliquant que des hommes politiques kenyans identifiables avaient délibérément organisé ces violences sur une base ethnique et/ou politique.
« Toute la communauté internationale est au côté des Kenyans », a déclaré M. Moreno-Ocampo. « Notre but commun est de garantir que ces violences ne se répètent pas lors des élections en 2012 », a-t-il dit.

Selon le Procureur de la CPI, les crimes auraient été commandités par les dirigeants du Parti de l’unité nationale (PNU), parti au pouvoir à cette époque, et par le Mouvement orange de la démocratie (ODM), principal parti d’opposition.

Les hommes politiques incriminés auraient mis en oeuvre leur politique avec la complicité de responsables de l’Etat et d’entreprises publics et privées. Des parlementaires, des responsables gouvernementaux, des agents des forces de police et des gangs de jeunes, seraient impliqués dans les violences, avait estimé M. Moreno-Ocampo.

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