Vidéosurveillance : les arguments du débat

Telesurveillance le back officeDes caméras de surveillance installées sur l’espace public toulousain ? Le débat a longtemps opposé l’ancien maire Jean Luc Moudenc à son premier opposant le socialiste Jean Jacques Mirassou. Plusieurs faits divers sordides et récents ont fait rebondir le débat. Désormais leader de l’opposition au maire Pierre Cohen, Jean Luc Moudenc l’a vivement demandé à la suite d’un viol commis en réunion dans le centre ville de Toulouse. Pierre Cohen a décidé d’ouvrir le débat. Pour ce faire une concertation réunira au mois de juin, spécialistes de la sécurité et associations des droits de l’homme. Cette journée d’études programmée le 24 juin prochain donnera lieu à un rapport présenté à l’automne au CLSPD (Contrat local de sécurité et de prévention de la délinquance), qui permettra, alors, au conseil municipal de prendre les décisions.

Les termes du débat sont d’abord sémantiques, la droite et ses tenants  les nomme “vidéoprotection”, la gauche et ses opposants parlent quant à eux de  “vidéosurveillance”.

Qu’en est il exactement ? Il s’agit simplement d’installer des caméras dans les rues. Ces systèmes de captage d’images sont reliées à un PC sécurité contrôlé par la police.

A noter que le Gouvernement de Nicolas Sarkozy a pour objectif de tripler d’ici deux ans le nombre de caméras de vidéosurveillance présentes dans les lieux publics.

Il s’agit donc de contrôler le domaine public et les citoyens empruntant les lieux filmés.

Ceux qui sont pour ce sytème évoquent principalement deux arguments :

1- L’EFFET DISSUASIF la seule présence des caméras de surveillance aurait, estiment ses partisans, un effet dissuasif sur les délinquants. Se sachant, potentiellement filmé, l’agent éviterait de passer à l’acte.

2- LA RÉSOLUTION DES ENQUÊTES élément de preuve et d’enquête la scène filmée,

Ceux qui sont contre évoquent des arguments opposés

1- PAS D’EFFET SUR LA DÉLINQUANCE la présence de caméras de surveillance ne résout rien, le postiche annule l’argument de la dissuasion. Les villes qui ont adopté la vidéosurveillance n’ont pas vu leurs statistiques de la délinquances baisser.

2- L’ATTEINTE AUX LIBERTES INDIVIDUELLES le syndrome Big Brother ou la restriction de l’intimité imposée par le Leviathan. L’espace public doit rester un lieu d’épanouissement de l’individu sans risque de contrôle déraisonnable, d’atteinte intolérable à la vie privée  constitué par l’oeil systématique de la police. La vidéosurveillance constitue un basculement du présumé innocent ou tous coupables tous contrôlés.

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