Vers une interdiction du trafic d’armes en Afrique ?

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a exhorté vendredi les ministres des pays de l’Afrique centrale réunis à Kinshasa à adopter un instrument juridique pour combattre le trafic illicite d’armes, ce qui aiderait à réduire la violence dans la région.

des armes légères et de petit calibre, de leurs munitions

« Le lien entre le trafic des armes et d’autres activités illicites est de plus en plus difficile à contester. Et pourtant, l’Afrique centrale reste l’une des rares sous-régions de l’Afrique à ne pas disposer d’un instrument juridiquement obligatoire pour lutter contre ce phénomène », a dit M. Ban dans un message lu par Sahle-Work Zewde, le chef du Bureau intégré de consolidation de la paix des Nations Unies en République centrafricaine.

Le message était adressé aux participants de la 30e réunion ministérielle du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale. La réunion est consacrée à l’examen du texte révisé du projet d’instrument juridique élaboré par le Centre régional des Nations Unies pour la paix et le désarmement en Afrique.

« J’espère que la réunion ministérielle adoptera la Convention de l’Afrique centrale pour le contrôle des armes légères et de petit calibre, de leurs munitions et de toutes pièces et composantes pouvant servir à leur fabrication, réparation et assemblage », a dit le Secrétaire général de l’ONU. « Ceci marquerait une étape importante et aiderait à réduire la violence et à apporter des dividendes indéniables en matière de paix et de sécurité aux Etats de la région ».

Ban Ki-moon a noté que « des périodes prolongées d’instabilité dans plusieurs Etats compromettent incontestablement l’action entreprise pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement et tirer le meilleur parti possible des richesses naturelles considérables de la région. »

Il a encouragé les participants à continuer d’utiliser le Comité consultatif permanent en tant que mécanisme permettant de renforcer la confiance entre les Etats de la sous-région.

En outre, il a proposé que l’ONU crée à Libreville, au Gabon, un bureau politique chargé d;apporter un soutien aux efforts menés par la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) et par les Etats de la sous-région pour promouvoir la stabilité et la sécurité. « Je compte sur votre appui continu aux efforts que nous déployons pour faire de ce bureau une réalité », a dit M. Ban.

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