La Bélarus mise au ban de l’Europe

L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a décidé jeudi de suspendre ses activités impliquant des contacts à haut niveau avec le parlement du Bélarus et/ou les autorités gouvernementales, après avoir constaté une « absence de progrès » vers les normes du Conseil de l’Europe et un « manque de volonté » de la part des autorités d’adhérer aux valeurs de l’Organisation.

Au cours d’un débat d’urgence, dans lequel sont intervenus Alexander Yushkevich, Président du Comité permanent des droits de l’homme de la Chambre des représentants du Bélarus, et Anatoly Lebedko, Président du Parti de l’Union Civique, les parlementaires ont regretté les développements récents dans le pays, notamment les exécutions d’Andreï Jouk et de Vassily Youzeptchouk, la situation de la minorité polonaise et l’absence d’observateurs internationaux lors des élections locales, ainsi que le refus des autorités d’implanter l’Ecole est-européenne d’études politiques du Conseil de l’Europe.

L’Assemblée a rappelé qu’elle reste prête à nouer un dialogue progressif avec les autorités bélarusses « en cas d’évolutions positives », tout en réitérant sa conviction que « le dialogue ne peut être nourri que par des progrès continus » vers les normes du Conseil de l’Europe.

Le texte adopté, basé sur le rapport de Sinikka Hurskainen (Finlande, SOC), rappelle la proposition formulée l’année dernière par l’APCE de lever la suspension du statut d’invité spécial du Parlement du Bélarus à condition qu’un moratoire sur l’exécution de la peine de mort ait été décrété.

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