Grippes : l’ONU réclame plus de transparence

De nouveaux instruments de prévention et de gestion des épidémies de grippes animales devront être créés, selon une nouvelle étude publiée mercredi et élaborée conjointement par l’ONU et la Banque mondiale.

l’évolution des programmes d’urgence

Le rapport préconise une meilleure synchronisation entre les secteurs privés et publics, l’établissement d’un réseau de laboratoires et de systèmes de surveillances, une communication transparente avec le public et un engagement politique continu.

Environ 75% des nouvelles maladies humaines proviennent des animaux et une moyenne de deux maladies animales par an ont une probabilité d’émerger, estime le rapport. L’émergence ces dix dernières années de trois épidémies majeures que sont le Syndrome respiratoire aigue sévère (SRAS), la grippe aviaire H5N1 et la grippe H1N1 démontre l’importance de la menace, indique l’étude.

La mobilité des personnes, l’établissement d’habitats humains dans les forêts tropicales vierges et les conséquences des changements climatiques augmentent les possibilités de propagation des épidémies.

Depuis cinq ans, la communauté internationale a donné 3,9 milliards de dollars sur les 4,3 milliards promis pour soutenir les projets de prévention et de gestion des épidémies de grippes animales. Une somme conséquente, estime le rapport, mais modeste au regard de l’importance de la prévention et de la gestion des pandémies.

L’étude plaide pour le maintien de la mobilisation des ressources internationales ainsi que pour l’évolution des programmes d’urgence actuellement existants en projets de renforcement des capacités à long terme.

Ces questions seront étudiées à la Conférence internationale ministérielle sur la pandémie de grippe animale et organisée à Hanoi au Vietnam du 20 au 21 avril prochain.

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.