Un couple de toulousains se déchire à la barre du tribunal

Un homme d’une trentaine d’années était jugé pour possession de stupéfiants et viol sur conjoints au tribunal correctionnel de Toulouse le 9 avril dernier.

Yann est un toulousain avec un passé d’ancien toxicomane. En 2007 il rencontre Julie, une histoire amoureuse qui va rapidement se transformer en cauchemar. Très vite la passion vire à l’obsession. Julie va déposer plusieurs plaintes contre son compagnon pour violences physiques, psychologiques et viol. Entre 2008 et 2009 le couple se déchire et se rabiboche. Suite à une plainte déposée en 2008, Yann avait déjà faits 3 mois de prison pour des violences sur Julie, mais à sa sortie de prison ils avaient recommencé. Seul problème, c’est que Yann ne reconnait pas les faits qui lui sont reprochés. Pour lui Julie n’est qu’une menteuse, « jamais, mais jamais je n’ai été violent avec elle » se défend t-il.

harcèlement

En effet Yann nie toute implication dans les plaintes de son amie et se dit même être la victime dans l’affaire. Pour lui Julie est une manipulatrice, plusieurs fois elle l’a harcelé. Elle a détruit l’ordinateur portable de Yann lors d’une dispute, rayé sa voiture, dégradé son appartement. Une situation insupportable. Il a d’ailleurs été blanchi dans l’affaire du viol qu’il aurait commis sur elle, par le tribunal de Toulouse. Il avait obligation de ne plus s’approcher d’elle mais une fois de plus selon ses dires c’est elle qui fait tout pour être en contact avec lui. Elle viendrait tout le temps chez lui, l’agrippe et l’agresse dans la rue. Elle l’appelle sans cesse, et à la veille du procès, elle a encore laissé quatre messages sur la boite vocale de Yann. Lui aussi a déposé de nombreuses plaintes et mains courantes.

Par rapport à la dernière plainte pour violences, le certificat médical fournit par Julie a été établit un mois et demi après les faits. Ce qui permet à l’avocat de l’accusé de s’interroger sur la nature réelle de ses intentions. D’autant plus que le médecin constatera des cicatrices anciennes mais rien de bien précis.

Elle le dénonce pour se venger

Là où l’affaire se complique c’est que Yann avait déjà été condamné pour possession de drogues et lors d’une perquisition sous dénonciation de Julie, il est surpris avec 29 grammes de cannabis. Ce qui fait de lui un récidiviste et il risque aujourd’hui 4 ans de prison. Pour le tribunal, c’est un dossier avec plusieurs branches assez compliqué, même s’il s’agit de cannabis, une drogue est une drogue.

Pour l’avocat de la victime, sa cliente souhaiterai que Yann arrête de s’approcher d’elle, de l’insulter. Elle réclame 1000 euros de dommages et intérêts, en rappelant que Yann n’a pas encore versés las sommes dont il devait s’acquitter lors des procès précédents où elle a obtenu gain de cause.

Pour le procureur général, il s’agit là d’une relation pathologique entre les deux amants. Pour lui ils ne sont pas conjoints puisqu’ils ne vivent pas sous le même toit. En ajoutant qu’il fallait prendre ces faits avec beaucoup de mesure étant donné que toutes les agressions se sont déroulées chez Yann. Pourquoi Julie s’obstine t elle à se rendre chez Yann sachant qu’elle y est constamment en danger ? Alors que ce dernier a déjà été condamné pour violences sur sa personne. Pour les stupéfiants il est évident qu’il est en état de récidive, les stupéfiants pour la consommation personnelle n’existent pas. Le Ministère public requiert à l’encontre de Yann quatre mois d’emprisonnement avec sursis et obligation de soins.

Pour l’avocat de la défense, il y a un problème au niveau de la perquisition puisque cette dernière ne s’est pas faite sur suspicion ou intuition mais sur la base d’une dénonciation d’usage de stupéfiants par une amante psychologiquement instable. Une petite amie, qui harcèle son client, une compagne qui avait déjà déposé une plainte en 2005 contre son mari, qui lui aussi ne reconnait pas les faits qui lui avaient été reprochés. L’avocat de Yann demande à la cours de ne pas tenir compte seulement des déclarations d’une affabulatrice. Mais surtout de ne pas s’engager dans la voie d’une condamnation. Le verdict sera rendu cette semaine.

Dorothée R.

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