Travailleurs migrants : un étude du BIT souligne leur “contribution positive”

Les travailleurs migrants souffrent d’un déficit de travail décent et d’un manque de protection alors qu’ils apportent une contribution positive à leur pays de destination comme à leur pays d’origine, selon une étude du Bureau international du travail (BIT) publiée cette semaine.

Faibles rémunérations, non versement des salaires, milieux de travail dangereux, quasi-absence de protection sociale, déni de la liberté d’association et des droits des travailleurs, discrimination et xénophobie sont le lot des travailleurs migrants, souligne cette étude intitulée ‘La migration internationale de main-d’oeuvre: une approche fondée sur les droits’.

Selon le BIT, il est nécessaire d’adopter une « approche fondée sur les droits » pour accorder une « juste place » aux travailleurs migrants dans le monde.

« Le défi consiste à gérer la migration de telle manière qu’elle crée de la croissance et de la prospérité à la fois dans le pays d’origine et dans le pays de destination, tout en protégeant et en profitant aux travailleurs immigrés eux-mêmes », déclare Ibrahim Awad, Directeur du programme des migrations internationales du BIT.
En 2010, les migrants internationaux sont estimés à 214 millions et ne représentent que 3% de la population mondiale. Les femmes constituent près de 50% des migrants internationaux.

Les travailleurs migrants (ceux qui sont économiquement actifs parmi la population immigrée totale) sont environ 105 millions en 2010. Et les travailleurs migrants et leurs familles représentent 90% du total des immigrés.

L’étude conclut que la gouvernance nationale et internationale des migrations de main-d’oeuvre devrait tenir compte du fait que l’essentiel des migrations sont motivées par la recherche d’un travail décent et fournir davantage de possibilités légales de mobilité à la main-d’oeuvre.

Elle suggère que les politiques s’appuient sur la reconnaissance des bénéfices mutuels aussi bien pour les pays d’origine que pour les pays de destination. Elle rappelle que la protection des droits des migrants se fait au bénéfice de tous et que des approches globales de la migration irrégulière sont indispensables, notamment en s’attaquant à ses causes profondes.

L’étude plaide pour une coopération bilatérale, régionale et multilatérale entre les gouvernements, les partenaires sociaux et les autres acteurs concernés par les migrations afin d’améliorer la gouvernance des processus migratoires, d’assurer la protection des travailleurs migrants, et afin de garantir les bénéfices des migrations de main-d’oeuvre en termes de développement pour toutes les parties.

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