Sommet de Copenhague, 75 état établissent des objectifs chiffrés

Le Secrétariat de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) a publié mercredi ses rapports officiels sur les résultats de la Conférence de Copenhague de décembre 2009, qui indiquent notamment que 75 parties à la Convention ont transmis leurs objectifs nationaux de réduction des émissions d’ici à 2020.

« Ensemble, ces parties sont responsables de plus de 80% des émissions mondiales liées à la consommation d’énergie », a souligné le Secrétariat dans un communiqué publié depuis Bonn.

41 pays industrialisés ont partagé avec la Convention leurs objectifs et 35 pays en développement ont transmis des informations sur les mesures d’atténuation des effets de changements climatiques qu’ils envisagent de prendre au niveau national, à condition de bénéficier du soutien financier et technologique adéquat.

« Il est clair que les promesses mises sur la table sont une étape importante vers l’objectif de limiter l’augmentation des émissions mais elles ne suffiront pas en tant que telles pour limiter le réchauffement sous les deux degrés Celsius », a averti le Secrétaire exécutif de l’UNFCCC, Yvo de Boer.

« La Conférence sur le climat à la fin de cette année à Mexico doit par conséquent mettre en place les mécanismes de coopération efficaces pour permettre une accélération significative des actions au niveau national, régional et international afin de limiter l’augmentation des émissions et de se préparer aux inévitables conséquences des changements climatiques », a-t-il ajouté.

Le rapport de la Conférence des parties contient le texte de l’Accord conclu à Copenhague et la liste des 112 parties (111 pays et l’Union européenne) qui ont exprimé leur soutien à cet Accord.

« Il est important de se souvenir que beaucoup des décisions qui auraient permis une action immédiate sur les changements climatiques ont failli de peu être prises à Copenhague », a souligné Yvo de Boer, estimant que « ce travail peut être achevé à Mexico avec l’adoption d’un ensemble de mesures fortes et équilibrées ».

Avec 194 parties, la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques a un caractère quasiment universel et a abouti à la signature du protocole de Kyoto en 1997, ratifié par 190 parties, dans le but de stabiliser les concentrations en gaz à effet de serre dans l’atmosphère à un niveau qui prévienne de dangereuses interférences humaines sur le système climatique.

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