Mauvaises récoltes et risques de famine au Tchad

Les agences des Nations Unies redoublent d’efforts pour assister les deux millions de Tchadiens qui auront besoin cette année d’une aide alimentaire à cause du manque de précipitations et des mauvaises récoltes, a fait savoir lundi l’ONU.

des phénomènes climatiques aléatoires

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) avait classé en novembre dernier le Tchad comme l’un des 31 pays du monde qui souffrait le plus d’insécurité alimentaire. La sécheresse, l’augmentation des prix des denrées alimentaires et les conflits armés sont les principaux facteurs de cette crise.

Une évaluation conjointe menée par la FAO, le Programme alimentaire mondial (PAM) et le gouvernement tchadien en décembre 2009 avait conclu que le pays avait besoin de 80.000 tonnes de céréales pour couvrir les besoins des populations touchées.

En coordination avec le gouvernement, la FAO a distribué 615 tonnes de nourriture animalière et prévoit de fournir des semences pour 33.000 ménages vulnérables.
Le PAM a mis en place un plan de distribution de 47.000 tonnes de nourriture pour 750.000 personnes affectées par la sécheresse dans les régions de Kanem, Bahr-el-Ghazal, Guera, Batha, Lac et Hadjer Lamis.

Selon le PAM, ces régions sont les plus vulnérables car elles sont cycliquement touchées par des phénomènes climatiques aléatoires qui ont un impact négatif sur la production agricole.

Le Fonds central d’intervention pour les urgences humanitaires (CERF) a débloqué cette année 3,7 millions de dollars destinés aux secteurs de la santé et la nutrition au Tchad.

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