Changement climatique : après Copenhague, Bonn en avril

De nouvelles négociations sur le changement climatique se dérouleront du 9 au 11 avril 2010 à Bonn, en Allemagne, sous l’égide de la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique (CCNUCC), quelques mois après le Sommet de Copenhague, a annoncé mardi le Secrétariat de la CCNUCC.

intensifier le rythme des négociations

Deux autres sessions de négociations sur le climat sont également prévues cette année. L’une du 31 mai au 11 juin et l’autre du 29 novembre au 10 décembre à Cancun, au Mexique.

« Après la Conférence de l’ONU sur le changement climatique de Copenhague, cela constitue un rapide retour aux négociations », s’est félicité le Secrétaire exécutif de la CCNUCC, Yvo de Boer, qui a récemment annoncé sa démission et quittera son poste le 1er juillet prochain.

« La décision d’intensifier le rythme des négociations démontre l’engagement des gouvernements d’aller de l’avant pour aboutir à un succès à Cancun » a souligné M. de Boer. Cela vient s’ajouter au nombre croissants de pays qui ont soumis leurs plans d’actions pour lutter contre le changement climatique depuis la conférence de Copenhague. « La barre symbolique des 100 pays a été dépassée », a-t-il dit.

limiter la hausse globale des températures à moins de 2°C

Pas moins de 40 pays développés et 30 pays en voie de développement ont soumis au Secrétariat leurs objectifs de réduction des émissions, d’ici 2020. L’ensemble de ces pays représentent 80% des émissions globales. De plus, 39 autres pays ont fournis des informations capitales sur leurs ambitions.

Un rapport publié mardi par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUE) tire à nouveau la sonnette d’alarme. Il estime qu’entre 2020 et 2050, les émissions globales de gaz à effet de serre doivent être réduites de 48 à 72% et qu’il faut réduire chaque année de 3% ces émissions. Un tel scénario offre 50% de chances de limiter la hausse globale des températures à moins de 2°C.

Le dernier rapport de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) est tout aussi alarmiste sur l’état de la faune et la flore. On estime que 17.291 espèces sur les 47.677 répertoriées sont menacées. Le rapport souligne que la protection de l’écosystème global est déterminante dans la réduction du réchauffement climatique.

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