VIH-Sida : alerte au Pakistan

Le manque de moyens pourrait entraver la capacité du Pakistan à mener des actions efficaces contre l’épidémie de VIH, selon le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA).

Le nombre relativement important de consommateurs de drogues injectables

Malgré une prévalence du VIH inférieure à 0,1% dans l’ensemble de la population du pays, l’épidémie de VIH au Pakistan a évolué d’une épidémie peu importante vers une épidémie concentrée, du fait de l’augmentation régulière de la prévalence chez les consommateurs de drogues injectables, qui est passé de 10,8% en 2005 à près de 21% en 2008.

Le nombre relativement important de consommateurs de drogues injectables dans la région est dû en partie au fait que celle-ci est depuis longtemps traversée par les routes du trafic illégal de l’opium. On estime à 91.000 le nombre de consommateurs de drogues injectables au Pakistan. Or, près d’un consommateur sur quatre vivant dans un grand centre urbain est infecté par le VIH.

En s’appuyant sur les dernières données de surveillance, le gouvernement du Pakistan a récemment révisé son Cadre stratégique national, en s’orientant vers une intensification rapide des programmes axés sur la prévention et les services en rapport avec le VIH pour les populations plus exposées au risque d’infection.

Malgré l’existence d’un plan d’action s’appuyant sur des recommandations éclairées par des données probantes, le pays est confronté à un manque de ressources, qui pourrait compromettre la poursuite d’une riposte efficace et appropriée à l’épidémie.

les fonds disponibles sont insuffisants

Un exercice d’évaluation des coûts effectué par le gouvernement est arrivé à un montant total estimé de 293 millions de dollars sur cinq ans pour mettre en oeuvre le cadre stratégique. Sur la période 2006-2007, les dépenses pour le sida se sont élevées à 29,67 millions de dollars, la plus grande partie (61%) ayant été affectée aux activités liées à la prévention.

Bien que le pays dispose de moyens provenant de la Banque mondiale, de financements bilatéraux et de ressources gouvernementales, les fonds disponibles sont insuffisants pour couvrir les besoins actuels et mettre en place les conditions d’une riposte au sida sur le long terme.

Selon ONUSIDA, le sida pourrait avoir de graves conséquences dans certaines communautés dans les dix années à venir. Le pays a un besoin urgent de ressources financières et humaines destinées à intensifier la prestation de services de prévention, de traitement, de prise en charge et d’appui en matière de VIH, dans le but de contrer efficacement l’épidémie et d’en atténuer les conséquences sanitaires et sociales.

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