Le cas Georges Frêche embrase l’Assemblée nationale

Chaudes questions au gouvernement mardi après midi ! Et le cas du président sortant du conseil régional de Languedoc Roussillon, Georges Frêche a été évoqué à trois reprises et suscité une question de Jean François Copé. Question à la quelle a répondu le Premier ministre, François Fillon en personne. Au nom du Parti socialiste, le président du groupe Jean Marc Ayrault a tenu lui aussi a poser une question à François Fillon. Ambiance.

les propos des ministres Morano et Hortefeux

Dans une première intervention, un député PS a dit que le cas Frêche était “inadmissible”.

A cela l’UMP s’est saisi, par la voix du président du groupe Jean François Copé, d’une question sur l’ancien maire de Montpellier. Jean François Copé a d’abord apporté son soutien à Laurent Fabius, lequel avait été décrit comme n’ayant pas “une tête très catholique” par George Frêche.
Toujours dans cette séance des questions au gouvernement, Jean François Copé ne s’est pas adressé au Premier ministre mais au Parti socialiste auquel il a demandé s’il allait ou non soutenir la liste Frêche dans l’hypothèse où ce dernier se maintiendrait au second tour de l’élection régionale en Languedoc Roussillon.

Le Premier ministre s’est saisi de la question pour répondre au député UMP Jean François Copé. Pour le locataire de Matignon, “il y a des mots qu’on ne veut plus entendre dans notre république“.
Dans le brouhaha, François Fillon a également déclaré que la position de Frêche n’était pas “une surprise” et qu’il “aurait du être sanctionné depuis longtemps“. Le Premier ministre a terminé son intervention en précisant que “le racisme est une menace pour le pacte républicain” et appelé chacun “à balayer devant sa porte“.

exclu du parti socialiste en janvier 2007

Jean Marc Ayrault a alors pris la parole au nom du PS et après avoir soulevé l’inconstitutionnalité de la démarche “des questions posées non au gouvernement mais au PS” -le président de l’Assemblée National Bernard Accoyer a rétorqué : “la parole est libre et elle le restera”- le député maire de Nantes s’est adressé à Jean François Copé. Ayrault a précisé que George Frêche avait été exclu du parti socialiste en janvier 2007 et confirmé que ses déclarations étaient “inacceptables“.

Ceci dit, Jean Marc Ayrault a rappelé que le candidat UMP pour les élections régionales en Languedoc Roussillon n’avait pas hésité jadis à s’allier avec le Front National de Jean Marie Le Pen.
Le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale a terminé son propos en demandant si Jean François Copé avait dénoncé les récents propos des Ministres Hortefeux -“quand il y a en a plusieurs ça pose problème“- ou Morano à l’occasion du débat sur l’identité nationale.

Visiblement énervé par l’ambiance, le Premier ministre François Fillon a estimé que “lorsque un responsable public prononces des propos racistes, il doit être dénoncé“.

Les instances du parti socialiste devraient, mardi soir, officialiser la constitution d’une liste socialiste dirigée par la maire de Montpellier Hélène Mandroux contre celle menée par Georges Frêche.

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