L’Union africaine reste un an de plus dans une Somalie devastée

Le Conseil de sécurité a autorisé jeudi l’Union africaine à maintenir sa mission en Somalie (AMISOM) jusqu’au 31 janvier 2011 et a exhorté le gouvernement fédéral de transition somalien à mettre en place la force de sécurité nationale et la force de police, dont la sécurité du pays dépend à terme.

détérioration de la situation humanitaire en Somalie

Aux termes de la résolution 1910 (2010), adoptée par acclamation, les 15 membres du Conseil prient aussi le Secrétaire général de continuer à fournir un dispositif d’appui à l’AMISOM comprenant du matériel et des services, ainsi que des conseils techniques à l’Union africaine aux fins de la planification et du déploiement de l’AMISOM.

Le Conseil de sécurité demande à nouveau aux parties somaliennes de soutenir l’Accord de Djibouti et qu’il soit mis fin à tous les actes d’hostilité et de confrontation armée et à tous les efforts visant à porter atteinte au gouvernement fédéral de transition.

Il exige la cessation immédiate de tous les actes de violence et des exactions commis à l’encontre de civils et du personnel humanitaire en violation du droit international humanitaire et des droits de l’homme. Il exige aussi de toutes les parties qu’elles veillent à ce que l’aide humanitaire parvienne à tous ceux qui en ont besoin dans le pays, sans entrave ni retard et en toute sécurité.

dans le « Somaliland » et le « Puntland »

Les membres du Conseil sont en effet « gravement préoccupés » par la poursuite des combats, ainsi que par la détérioration de la situation humanitaire en Somalie.

La résolution demande par ailleurs aux États Membres de verser « sans tarder » des contributions « généreuses » au Fonds d’affectation spéciale des Nations Unies pour l’AMISOM, ainsi qu’au Fonds d’affectation spéciale des Nations Unies pour les institutions de sécurité somalienne.

Elle prie également le Secrétaire général d’accélérer le déploiement du Bureau politique des Nations Unies en Somalie. Dans son dernier rapport sur la Somalie, Ban Ki-moon avait indiqué que le Bureau politique entendait renforcer sa présence dans le « Somaliland » et le « Puntland » dans le but de stabiliser la situation au niveau national, de calmer le jeu entre le Gouvernement fédéral de transition et ces deux régions, et de consolider le processus d’élaboration d’une constitution.

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