2010 année historique pour le désarmement ?

Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a estimé mardi que cette année serait une année historique pour le désarmement et la non-prolifération, exhortant à aller de l’avant pour débarrasser le monde d’armes de destruction massive.

Barack Obama

« Je ne prends pas mes désirs pour des réalités, mon espoir est fondé sur de réelles opportunités d’actions concrètes », a-t-il dit à l’occasion de la première session plénière de la Conférence du désarmement, unique forum multilatéral de négociations sur le désarmement, réunie à Genève.

Les dirigeants des principales puissances nucléaires, le Conseil de sécurité, la communauté internationale et la société civile ont tous fait preuve de leur soutien sur cette question.

En juillet dernier, la Russie et les Etats-Unis se sont engagés à réduire le nombre de leurs têtes nucléaires terrestres entre 1.500 et 1.675 unités et le nombre de leurs vecteurs embarqués entre 500 et 1.100, dans le cadre de l’accord commun sur de nouvelles réductions des armements stratégiques offensifs entre les deux pays.

En septembre, le Président américain, Barack Obama, a présidé une réunion du Conseil de sécurité sur le désarmement qui a contribué à créer une dynamique sur la question de la non-prolifération.

« J’exhorte la Conférence à reconnaître l’importance de ce moment et à faire la preuve au monde de sa pertinence persistante », a dit le Secrétaire général, qui a été contraint d’annuler sa participation à cette réunion à Genève en raison du tremblement de terre en Haïti.

En mai dernier, la Conférence sur le désarmement a adopté un programme de travail pour sa session 2009, mettant fin à un blocage de 12 ans et lui permettant de négocier de manière substantielle sur les questions dont elle est saisie.

Traité de non-prolifération

M. Ban a appelé ses membres à mettre leurs différences de côté, « à mettre l’accent sur les intérêts du monde », en particulier vers l’établissement nécessaire de normes juridiquement contraignantes, et à convenir d’un programme de travail pour 2010 aussi vite que possible.

« Cela enverrait un signal positif et aiderait à créer une dynamique » dans la perspective de la Conférence d’examen du Traité de non-prolifération (TNP), prévue en mai, a-t-il ajouté.
Plus tôt ce mois-ci, le Secrétaire général avait noté que le TNP était confronté à de multiples défis, insistant sur le fait qu’un résultat positif de cette Conférence d’examen renforcerait la confiance envers le Traité mais aussi envers l’effort international pour un monde exempt d’armes nucléaires.
Il a également indiqué qu’il continuerait à plaider pour son Plan d’action sur le désarmement nucléaire et la non-prolifération, ainsi que sur l’universalité des traités et conventions pertinentes sur ces questions.

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