6 condamnés à mort exécutés au Soudan

Le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) a vivement condamné vendredi l’exécution au Soudan de six hommes accusés d’avoir assassiné des policiers lors d’affrontements en 2001, malgré ses appels à vérifier si l’équité avait été respectée lors des procès.

torture et absence d’avocat

Les six hommes avaient été condamnés à mort en novembre 2006 pour le meurtre de 13 policiers au cours d’affrontements lors d’une expulsion à Khartoum, la capitale soudanaise. Une suspension de l’exécution avait été accordée par la Cour suprême du Soudan début décembre 2009 mais elle expirait le 6 janvier.

Rupert Colville, du HCDH, a vivement condamné ces exécutions et a répété que selon le droit international, l’application de la peine de mort ne peut avoir lieu que dans une série de circonstances très strictement définies. Ainsi, la condamnation à mort ne peut être décidée qu’après un procès juste.

Selon plusieurs sources, les six hommes auraient été détenus sans avoir accès à un avocat pendant les cinq mois suivant leur arrestation et ils auraient avoué les meurtres sous la torture.

Quelques heures avant l’exécution, le Représentant spécial du Secrétaire général au Soudan a envoyé une lettre au gouvernement lui demandant de suspendre l’exécution. « Il est regrettable que cet appel ait été ignoré », a dit M. Colville.

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