Le Cambodge tente d’améliorer la situation de ses détenus

Plus d’un millier de détenus de la prison de Siem Reap sont beaucoup moins restreints dans leur consommation d’eau grâce à un partenariat innovant sur la réforme des centres de détention conclu entre le Bureau des droits de l’homme de l’ONU au Cambodge et le gouvernement de ce pays.

un système de récupération de l’eau de pluie

Que ce soit pour boire, cuisiner ou pour se laver, la représentation du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) au Cambodge a agi de concert avec les autorités pour améliorer les conditions de vie dans la troisième prison du pays afin d’installer un système de récupération de l’eau de pluie. Celui-ci a l’avantage de fournir de l’eau gratuitement sans pour autant puiser exagérément dans la nappe phréatique.

Auparavant, les 1.300 détenus subissaient des restrictions de consommation d’eau. Le nouveau système leur apporte en moyenne 8.000 litres d’eau supplémentaire par jour.

Il s’agit d’un des projets impulsés par le Programme de soutien à la réforme pénitentiaire du Cambodge du Haut Commissariat aux droits de l’homme. Ce programme a aussi permis de pratiquement doubler la ration alimentaire quotidienne de chaque détenu dans les 24 prisons du pays.

« Le programme a une approche globale. Il s’agit à la fois d’assurer un suivi des droits de l’homme et de travailler avec le Département général des prisons pour aller à la racine des problèmes », explique Marie-Dominique Parent, en charge du programme. « Les droits des détenus vont bien au-delà des droits civils et politiques. Par conséquent, nous examinons tous les aspects de la vie carcérale, y compris l’alimentation, la santé, l’assainissement et l’eau, et nous aidons les autorités pénitentiaires à trouver des solutions pratiques pour résoudre ces questions ».

Le bureau du Haut Commissariat aux droits de l’homme joue aussi un rôle de conseil dans la rédaction du projet de loi sur la gestion des prisons afin qu’il s’inscrive dans le cadre des droits universels de la personne. Il s’efforce également de faciliter la concertation entre les organisations non gouvernementales (ONG) et les autorités pénitentiaires.

« Nous soulevons aussi des questions délicates avec l’Etat telles que la torture, la corruption et l’alimentation tout en nous efforçant de ne pas afficher une attitude susceptible d’être interprétée comme hostile. Nous débattons des sujets de préoccupation et nous trouvons des solutions ensemble », affirme Christophe Peschoux, responsable du bureau du Haut Commissariat aux droits de l’homme à Phnom Penh.

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