Sommet de Copenhague, Ban Ki Moon appelle les chefs d’Etat au bon sens et au courage

Tout en constatant que « la négociation progresse très lentement » à la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique à Copenhague, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, s’est dit fortement encouragé jeudi par la proposition des Etats-Unis de créer un fonds mondial de 100 milliards de dollars pour les pays en développement.

le train s’était remis en marche

La Secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a indiqué que son pays était prêt à « oeuvrer avec d’autres pour mobiliser 100 milliards par an d’ici 2020 », dans le cadre d’un fond mondial qui aiderait les pays pauvres à faire face au réchauffement de la planète. « Ceci est très encourageant et je suis sûr que cela apportera une dynamique politique très importante à nos négociations actuelles », a souligné M. Ban. « Il s’agit d’un montant significatif », a-t-il constaté.

Les dirigeants de l’Union européenne de leur côté ont annoncé il y a quelques jours qu’;ls étaient prêts à fournir 7,2 milliards d’euros (environ 10 milliards de dollars) aux pays en développement au cours des trois prochaines années afin de les aider à lutter contre le changement climatique.

Ban Ki-moon a toutefois constaté que les montants évoqués par les Européens et les Américains « n’atteignaient pas l’échelle de ce que la science recommande ».

Martelant que les 130 dirigeants venus du monde entier se devaient de « sceller l’accord », Ban Ki-moon a rappelé que le compte à rebours s’accélérait : « Il ne nous reste plus que 24 heures. J’appelle tous les dirigeants à exercer leur sens des responsabilités sur le plan politique en s’appuyant sur le bon sens, celui du compromis et sur le courage. Tous les peuples du monde nous regardent ». Il a appelé une nouvelle fois les chefs d’Etat et de gouvernement à l’action.

Alors que les négociations ont marqué le pas pendant 48 heures, le Secrétaire exécutif de la Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CNUCC), Yvo de Boer, a constaté pour sa part que le train s’était remis en marche. Il a expliqué que les choses s;étaient « clarifiées » quant au processus à suivre : « Nous voyons clair sur les documents susceptibles de constituer la base de travail (et) sur le fait que le processus soit transparent ».

la question la plus ardue du sommet

Les délégations ont accepté une proposition danoise de diviser les pourparlers en deux : d’une part, des discussions seront centrées sur les engagements à venir des pays développés sauf les Etats-Unis en matière de réduction de leurs émissions jusqu’en 2020 ; d’autre part, les négociations porteront sur les mesures à prendre pour que tous les pays contribuent au ralentissement du changement climatique.

La question de la contribution financière des pays riches afin d’aider les pays en développement à faire face au changement climatique est l’une des plus ardues du sommet.

Ces dernières heures, le Secrétaire général de l’ONU a engagé des consultations approfondies avec plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement. Jeudi, il a d’;bord eu un échange avec le Premier ministre chinois, Wen Jiabao. Il a ensuite participé à des réunions où étaient représentés l’Australie, le Bangladesh, le Danemark, l’Indonésie, les Maldives, le Mexique, la Norvège, le Royaume Uni et le Vietnam.

Il a aussi eu des entretiens séparés avec les Présidents mexicain Felipe Calderon et indonésien Susilo Bambang Yudhoyono. Il devait aussi rencontrer les Présidents gabonais et israélien et de l’Autorité palestinienne.

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